Gabon: inauguration d'un centre de surveillance de l'environnement

L'évolution des forêts du Gabon, mais aussi de nombreux autres pays d'Afrique, pourra être surveillée depuis le SEAS.
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Ségolène Royal a participé samedi au lancement opérationnel de la Surveillance de l'environnement assistée par satellite au Gabon (SEAS), en présence d'Ali Bongo et de la secrétaire d'Etat au Développement et à la Francophonie Annick Girardin, à Nkok, située à 30 kilomètres de Libreville. Premier projet de cette nature en Afrique centrale, SEAS Gabon permet la réception directe des images satellitaires et intègre un centre de compétences en télédétection pour contribuer au suivi des forêts et de l'environnement au Gabon et en Afrique Centrale.

Sur une colline hautement sécurisée se dresse une géante parabole tournée vers le ciel. A côté, se trouve un bâtiment rempli d'équipements capables d’observer avec précision tout ce qui se passe dans 23 pays africains, et grâce auquel il sera possible de « surveiller [les] eaux territoriales, détecter et identifier les embarcations qui y naviguent, observer les zones d’exploitation pétrolières offshore, surveiller [les] frontières qu’elles soient maritimes ou terrestres. Puis l’évolution [des] forêts », affirme une responsable française.

« Accélérer le passage à l'action »

L’inauguration du centre était un acte concret à moins de 100 jours du sommet sur les changements climatiques de Paris, la COP 21, a déclaré Ségolène Royal, ministre française de l’Ecologie : « Si nous n’agissons pas, les générations futures nous diront "vous saviez et vous n’avez rien fait". Avec la station de réception d’images satellitaires, je crois beaucoup que le déploiement de ces technologies vont accélérer la prise de conscience du réchauffement climatique, et donc vont accélérer le passage à l’action. »

Les précieuses données fournies par le centre sont mises à la disposition des demandeurs comme « don du Gabon » pour sauver la planète, affirme le gouvernement.