Soudan du Sud: une violation du cessez-le-feu dénoncée des deux côtés

Des militaires du SPLA, ficèles au président Salva Kiir, en mars 2014.
© AFP PHOTO / IVAN LIEMAN

Situation incertaine au Soudan du Sud. Moins de 24 heures après son entrée en vigueur, les deux parties déplorent une violation du cessez-le-feu. Le 8e à être signé et violé depuis le début de la guerre, il a plus d'un an et demi.

Les rebelles de Riek Machar sont les premiers à avoir dénoncé une violation du cessez le feu. Ils promettent d'en référer dès lundi à l'Igad, l'organisation sous-régionale qui supervise depuis des mois la difficile médiation entre les deux parties. Selon le porte-parole des rebelles Dickson Gatluack, l'armée gouvernementale a attaqué ce dimanche plusieurs positions rebelles le long du Nil Blanc, au niveau de l'Etat d'Unité, l'un des plus affectés par le conflit.

Les tirs proviendraient d'un convoi militaire armé qui progresse actuellement sur le fleuve en direction de la très disputée ville de Malakal. « Ces accusations sont de pures inventions destinées à tromper les médias internationaux » répond le porte-parole de l'armée côté gouvernement.

Il confirme la présence d'un convoi de ravitaillement militaire sur le fleuve, reconnaît qu'il est armé, mais assure-t-il, « nos troupes ne se battront qu'en cas de légitime défense ». Il accuse en revanche les rebelles de s'en être pris ce matin à des civils, en attaquant un village de l'Etat voisin du Haut-Nil, et réclame que l'Igad envoie immédiatement des observateurs sur le terrain dans chacun des comtés en proie au conflit afin « de vérifier qui viole le cessez-le-feu ».

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