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RDC

Procès Chebeya: le ministère public confirme son réquisitoire

Les cinq policiers accusés du meurtre de Floribert Chebeya et de son chauffeur connaîtront leur sort le 17 septembre prochain, lors du verdict.
© AFP PHOTO / FEDERICO SCOPPA

En RDC, devant la Haute Cour militaire de Kinshasa, le ministère public a requis une nouvelle fois la condamnation à perpétuité pour les cinq auteurs présumés de l'assassinat de Floribert Chebeya. Ce défenseur des droits de l’homme avait été retrouvé mort le 2 juin 2010 avec son chauffeur, après avoir été convoqué au siège de la police, alors dirigée par le général John Numbi.

Le verdict de l’affaire Chebeya en appel est attendu le 17 septembre. Le colonel Ekofo, le président de la Haute cour militaire, l’a annoncé lundi 31 août. Au cours de cette même audience, le ministère public a confirmé son réquisitoire : la prison à perpétuité pour tous les cinq prévenus en appel.

Les accusés, eux, ont tous plaidé non coupables. Ils ont, de fait, demandé leur acquittement pur et simple, faute des preuves, estiment leurs avocats. « Je suis innocent dans cette affaire Chebeya, vous feriez mieux de m'acquitter plutôt que de me garder en prison », a ainsi déclaré le colonel Daniel Mukalay.

L’audience marathon de ce lundi a été riche en répliques et contre-répliques de toutes les parties. « Ce procès n’est pas dirigé contre le président Joseph Kabila, et aucun élément du dossier ne le renseigne », a rétorqué maître Kabasela Ilunga, représentant les parties civiles, aux avocats de la défense. Ceux-ci avaient affirmé dans leurs plaidoiries que le procès Chebeya était en fait une affaire politique destinée à atteindre la personne du chef de l’Etat par l’intermédiaire du général John Numbi, soupçonné d’être le commanditaire du meurtre.

Selon Peter Ngomo, un des autres avocats des parties civiles, on sait là où se trouvent tous les autres criminels qui ont participé à l’assassinat de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, mais beaucoup de choses n’ont pas été dites. Et maître Régine Sesepe de renchérir que ce procès n’est pas terminé. Pourquoi ? Parce qu’il y a des devoirs et des arriérés d’instruction qui n’ont pas été examinés. Et puis reste le volet sénégalais. A Dakar, l’un des suspects en cavale, le major Paul Mwilambwe, s’est constitué prisonnier, avant d’être inculpé par la justice sénégalaise en janvier dernier.

« Nous voulons la vérité », a déclaré maître Régine Sesepe, qui a réclamé pour les épouses Chebeya et Bazana la réparation des préjudices sexuels. Des dommages intérêts évalués pour chacune des épouses à trente millions de dollars.

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