Côte d'Ivoire: la CNC réclame l'ouverture de discussions avec Ouattara

En vue de l'élection présidentielle d'octobre prochain, la coalition d'opposition réclame des discussions avec le président Alassane Ouattara pour faire entendre ses revendications.
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A deux mois des élections en Cote d'Ivoire, la Coalition nationale pour le changement (CNC) durcit le ton. Elle menace de faire obstacle à la tenue de l'élection présidentielle du 25 octobre si le gouvernement n'engage pas des discussions avec l'opposition pour l'organisation d'élections inclusives et acceptées de tous.

A quelques semaines de l'élection présidentielle, la Coalition nationale pour le changement (CNC) exige une rencontre avec le pouvoir. Selon Jean-Jacques Bechio, porte-parole de la coalition, la CNC a adressé plusieurs correspondances au chef de l'Etat Alassane Ouattara en vue d'attirer son attention sur les revendications de la coalition de l'opposition. Mais celles-ci ont été jusqu'alors ignorées par le pouvoir en place.

Jean-Jacques Bechio s’indigne : « On réclame la discussion depuis longtemps, on ne nous l’accord pas, on nous menace. En quoi le fait de dire qu’il faut s’asseoir pour discuter pour aller à des élections transparentes peut être considéré comme étant un crime ? »

Même si quatre de ses membres se sont portés candidats à la présidentielle de 2015, la CNC pourrait ne pas prendre part au scrutin. Pour son porte-parole, il n'y a aucune relation de cause à effet entre le dépôt de candidature et leur participation effective à ce scrutin. Seule la prise en compte de leurs exigences permettra le bon déroulement de l'élection.

« Nous avons créé la CNC pour obtenir les conditions d’une élection démocratique. Nous utilisons tous ce que les textes nous permettent comme action pour obtenir ce que nous voulons », avance Jean-Jacques Bechio.

La CNC demande notamment la mise en place d'une commission électorale équilibrée, l'adoption d'un code électoral consensuel, l'établissement d'une liste électorale acceptée de tous, l'accès de tous les partis aux médias d'Etat.