Au moins 50 soldats de l'Amisom tués par les shebabs

Un défilé des militants islamistes shebabs, à Afgoye, à l'ouest de la capitale somalienne, le 17 février 2011.
© KENYA-SECURITY/SOMALIA REUTERS/Feisal Omar/Files

Les shebabs ont revendiqué l'attaque meurtrière perpétrée mardi dans le sud de la Somalie, au cours de laquelle au moins une cinquantaine de soldats ougandais de la force de l'Union africaine ont été tués. Les jihadistes somaliens sont même parvenus à occuper un temps la base Amisom de Janale dans le sud du pays. En juin dernier, le contingent burundais de l'Amisom avait essuyé des pertes similaires face aux shebabs.

Le bilan déjà très lourd pour l'Amisom pourrait s'avérer bien pire. L'attaque shebab contre la base de Jalane s'est soldée par la mort d'une cinquantaine de soldats au moins, mais au total selon une note diplomatique consultée par l'AFP, une centaine de militaires manquent à l'appel des Ougandais, mais aussi des Somaliens.

Pour autant, cela ne signifie pas qu'ils soient tous morts. Certains se sont peut-être enfuis ou ont été fait prisonniers. Car les jihadistes sont parvenus à prendre le contrôle de ce camp de l'Amisom situé dans le sud de la Somalie, avant que des renforts de la force africaine parviennent mardi dans la soirée à le récupérer.

Dans un communiqué, les shebabs se félicitent d'avoir tué selon leur terminologie « au moins 50 croisés ougandais » après une attaque kamikaze lancée contre la base ouvrant la voie aux combattants jihadistes leur permettant de pénétrer à l'intérieur. Selon une note diplomatique, l'attaque a été menée par au moins 200 jihadistes.

Le mouvement Harakat Shabab al-Moujahidin présente ce raid comme une vengeance après la mort de 40 musulmans face aux soldats ougandais de l'UA. En juin dernier, le contingent burundais avait subi de lourdes pertes, avec plus d'une cinquantaine de morts dans une attaque des shebabs.