Republier
RCA

RCA: vers un nouveau réaménagement du calendrier électoral

Les nombreux défis auxquels fait face le gouvernement de transition de Catherine Samba-Panza l'oblige à reporter, une nouvelle fois, les dates des élections et du référendum.
© AFP PHOTO / Eric FEFERBERG

Il y aura très probablement un nouveau report des élections présidentielles et législatives ainsi que du référendum en République centrafricaine. Plusieurs membres du gouvernement l'ont confirmé, sans pour autant se prononcer sur de nouvelles échéances. Mais il reste indispensable, selon eux, de respecter le code électoral en ne dépassant par la date du 31 décembre, qui marque la fin de la période de transition.

Les élections vont très certainement être une nouvelle fois repoussées. Les élections présidentielle et législatives étaient fixées au 18 octobre et un référendum constitutionnel était prévu le 4 octobre prochain. Mais le gouvernement n'a toujours pas convoqué le corps électoral.

Le ministre de l'Administration du territoire Modibo Bachir Walidou, n'exclut pas un report des élections mais pour lui il faut impérativement respecter le code électoral et tenir l'ensemble du processus avant la fin de la transition.

« Les dates qui importent vraiment c’est le 31 décembre, le terme de la transition, les autres dates se font en fonction du calendrier prévu par le code électoral révisé. Il prévoit des dates incompressibles et d’autres qui sont extensibles. L’essentiel c’est qu’on tienne dans l’intervalle de temps, arrêté de façon consensuel et international, au 31 décembre. Mais il faut absolument que le code électoral soit respecté. Je crois pouvoir dire que nous tiendrons bien le coup jusqu’au 31 décembre », assure le ministre.

Le porte-parole du gouvernement Dominique Saïd Paguindji le confirme, sans se prononcer sur de nouvelles échéances. Il y aura bien un report des élections, mais lui aussi insiste : tout le processus sera terminé avant la fin de la période de transition.

« Eu égard au retard enregistré ans les opérations d’enrôlement des électeurs, il va de soi qu’il y aura un glissement du chronogramme. Toujours est-il qu’il ne pourra pas dépasser la durer de la transition qui a été repoussée exprès pour préparer les élections dans un environnement sécurisé, apaisé. L’Autorité nationale des élections est en train de se pencher sur ce nouveau chronogramme et je pense qu’il est trop tôt pour se prononcer sur les délais, sur l’écart », avance Dominique Saïd Paguindji.

Récemment, le président du Conseil national de transition (CNT) estimait que les dates prévues n’étaient pas « tenables ». Une position sur laquelle semble donc aussi s’aligner le gouvernement. Seule l'Autorité nationale des élections (ANE) affirme que le chronogramme est encore d'actualité. Son porte-parole, Julius Ngouadébaba, admet qu’il y a des difficultés, mais que l’ANE tente de tenir les délais.

« Les élections de sortie de crise s’organisent dans un contexte particulier, fait d’absence de ressources, l’absence de l’administration sur toute l’étendue du territoire, de l’insécurité malgré les efforts faits par ailleurs. C’est pour ça que nous avons dû faire les reports. Ceci dit, le dernier chronogramme rendu public par l’ANE a tenu compte de plusieurs paramètres. Il est vrai qu’on aurait peut-être besoin de beaucoup plus de temps mais ce chronogramme est là et nous travaillons à la mettre en œuvre. Et donc je pense que nous pourrons le tenir », maintient Julius Ngouadébaba.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.