En Somalie, l'Amisom ne veut pas révéler ses pertes face aux shebabs

Un soldat ougandais de l'Amisom, dans la province somalienne du Bas-Shabelle, en 2014.
© AMISOM/TOBIN JONES

La force de maintien de la paix de l’Union africaine en Somalie, l'Amisom, n'aime pas révéler ses pertes. Deux jours après l'attaque revendiquée par des islamistes shebabs contre la base militaire de Janalé, à 80 kilomètres de Mogadiscio, on n’en connaît encore ni les détails, ni le bilan précis.

La base l’Amisom de Janalé, située à 80 kilomètres au sud de Mogadiscio, a été attaquée mardi 1er septembre par des islamistes shebabs. Deux jours après cette terrible attaque, on ne sait cependant pas encore combien de soldats de l'Amisom sont morts.

La force de maintien de la paix en Somalie n'aime en effet pas révéler ses pertes. Les seuls chiffres officiels sont venus de Kampala, en Ouganda, où les corps des soldats tués mardi ont été rapatriés ce jeudi matin. Selon le ministre ougandais de la Défense, Kampala a perdu dix hommes. Quelques heures plus tôt, le porte-parole de l'armée ougandaise évoquait cependant douze morts.

Deuxième attaque d'envergure depuis le début 2015

On est loin des chiffres avancés par les shebabs somaliens, qui disent avoir tué une cinquantaine d'hommes. Une note interne de l'Amisom, citée par l'Agence France-Presse, semble donner raison aux shebabs et évoque une cinquante de morts, dont au moins 25 soldats somaliens.

Toujours dans la comptabilité macabre, le ministre ougandais de la Défense a ajouté ce jeudi matin que ses hommes ont tué 46 assaillants shebabs. Quoi qu'il en soit, cette attaque de Janalé était destinée à marquer les esprits. Elle a coïncidé avec la date anniversaire de la mort du chef des shebabs, Ahmed Abdi « Godane », tué par l’armée américaine le 1er septembre 2014. 

C'est la deuxième attaque d'envergure contre une base de l'Amisom cette année, après celle de Lego, fin juin. Lors de cette attaque, des dizaines de soldats burundais avaient été tués, selon des sources locales. Mais l'Amisom n'a jamais fourni le moindre bilan officiel.

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