Rwanda: l'assemblée générale de la Liprodhor tourne au bras de fer

Vue générale de Kigali, la capitale du Rwanda, en septembre 2013.
© AFP/Tony KARUMBA

La crise se poursuit à la Ligue rwandaise de défense des droits de l'homme : ce samedi, l'assemblée générale de la Liprodhor a été interrompue par la police en plein vote, juste après que la direction a dénoncé une « tricherie ». Cette assemblée générale devait élire un nouveau conseil d'administration pour remplacer une direction accusée par la FIDH et une partie des militants d'être sous le contrôle du gouvernement. Avant cette interruption par la police, les membres de la Liprodhor avaient élu comme président, vice-président, et secrétaire général des membres réputés indépendants.  

L'Assemblée générale convoquée par la direction contestée avait pourtant commencé dans le calme. Les membres de la ligue avaient même obtenu de la direction un changement dans l'ordre du jour afin de permettre à une trentaine de membres adhérents de devenir membres effectifs et ainsi participer à l'élection du conseil d'administration.

Des bulletins de vote en trop

Mais rapidement, après la désignation du président, de son vice-président et du secrétaire général, tout trois réputés indépendants, le ton monte. La direction sortante assure que des bulletins de vote sont en trop et que des procurations ne sont pas valides.

« Il y a des tensions qui existaient au sein de la Liprodhor. Et ces tensions sont en train d'être constatées. C'est-à-dire qu'il y a des gens qui trichent et c'est pourquoi en tant que secrétaire général, j'ai pris la décision de ne plus participer à l'assemblée générale », a déclaré Eli Sinzabakwira en quittant la salle.

« Des erreurs mais pas de tricherie »

« Machination », accuse un militant. « Il y a peut-être eu des erreurs, mais pas de tricherie », assure André Bigirimana, un autre membre. Malgré la confusion, les militants tentent de poursuivre l'élection des cinq autres membres du conseil, avant d'être interrompus par la police arrivée sur les lieux.

Selon Eli Simzabakwira, une assemblée générale extraordinaire pourrait être organisée d'ici deux semaines. Elle pourrait fortement remettre en cause les décisions et le processus électoral entamé ce samedi.

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