Madagascar: le tourisme en berne

Aéroport de Nosy Be, Madagascar.
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A Madagascar, la compagnie aérienne nationale Air Madagascar est toujours en difficulté. La grève du personnel est terminée depuis le mois de juillet, mais le programme des vols reste très perturbé : chaque semaine des vols sont annulés ou retardés. Difficile alors pour les touristes de se déplacer.

L'hôtesse souhaite la bienvenue aux passagers qui viennent d’arriver, tandis que dans la salle d'embarquement l'on pèse les bagages avant le prochain départ. Nous ne sommes pas à l'aéroport, mais à la gare routière.

Depuis quelques années, les compagnies de taxis-brousse confort se développent. Des bus plus spacieux, sécurisés et qui partent à l'heure. La formule a du succès surtout en cette période où le transport aérien est en difficulté. « On a constaté pendant la période de grève d’Air Madagascar, où l'on a eu plus d’affluence côté voyageurs parce que les gens quand ils n’ont pas de place dans l’avion, ils viennent ici inévitablement », confirme Naina Rakotomalala, le directeur de la compagnie Cotisse.

La route devient une alternative à l'avion, pour certains voyageurs seulement. Ces nouveaux moyens de transport ne suffisent pas à sauver le secteur du tourisme. Suite aux vols annulés ou retardés d'Air Madagascar, de nombreux touristes annulent leur voyage dans le pays. Une situation que regrette Jocelyn Ramanambohitra, le président de l’association des Tours-opérateurs : « On pense à une annulation jusqu’à 40% depuis ce problème. C’est-à-dire que depuis 2015, pour nous c’est vraiment une mauvaise année. Beaucoup d’entreprises sont vraiment au bord de la faillite ».

Le gouvernement avait fixé un objectif de 300 000 touristes cette année, les professionnels espèrent que le tiers sera atteint.