CPI: la demande de remise en liberté de Laurent Gbagbo rejetée

Laurent Gbagbo, en février 2013 à La Haye.
© AFP PHOTO/ POOL/ MICHAEL KOOREN

L’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo devra encore patienter en prison à La Haye au moins jusqu’au mois de novembre, date fixée pour son procès. La demande de remise en liberté de l'ex-chef de l’Etat a été rejetée ce matin par les juges de la Cour pénale internationale (CPI). Les avocats de l'ancien président âgé de 70 ans demandaient sa libération provisoire en raison de son état de santé.

Il devra encore prendre patience et continuer à vivre dans sa prison à La Haye en attendant d'être fixé sur son sort en novembre prochain. La demande de remise en liberté de Laurent Gbagbo a été rejetée par les juges de la Cour pénale internationale. Une décision politique, clament ses avocats. « Nous sommes convaincus que la CPI est dans une logique politique ! Il s'agit d'écarter à jamais l'individu, assure à RFI Me Toussaint Dako. Je pense que l'aspect politique n'est plus caché. Les choses sont claires ! »

Quant à la CPI, elle assure que ses décisions ne sont ni dictées ni liées à la situation politique intérieure des Etats. « Il n'y a aucune considération d'ordre politique prise en compte dans les jugements des juges de la CPI, rétorque Fadi Abdallah, porte-parole de la CPI. En l'état actuel, les juges considèrent qu'il faut maintenir M. Laurent Gbagbo en détention, dans l'attente de l'ouverture du procès. Les questions liées à la politique nationale sont des questions liées aux autorités nationales, pas à la CPI. »

Le procès de l'ancien président ivoirien devrait se tenir en novembre prochain à La Haye.

Il faut maintenir monsieur Laurent Gbagbo en détention dans l’attente de l’ouverture du procès.
Fadi el-Abdallah
08-09-2015 - Par Boniface Vignon

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