Qui sont les groupes jihadistes actifs au centre et au sud du Mali?

Le suspect arrêté près de Ouan, dans le centre du Mali, le 9 juillet dernier, avait reconnu être un jihadiste proche d'Iyad Ag Ghali du groupe Ansar Dine.
© AFP PHOTO / HABIBOU KOUYATE

Dans le cadre du démantèlement des cellules jihadistes dans la capitale malienne, deux nouvelles arrestations ont eu lieu mardi dans la périphérie de Bamako. Trois personnes présentées comme « cerveaux » des derniers attentats contre la mission de l'ONU à Bamako et contre des postes de sécurité ont été arrêtées ce week-end. Elles appartiendraient à deux groupes d'islamistes qui tentent de faire une percée au centre et au sud du pays.

Dans la région de Mopti, l’ennemi s’appelle Front de libération du Macina (FLM). Son chef, âgé d’une bonne cinquantaine d’années, est un prédicateur du nom d’Amadou Koufa. Il est connu pour ses prêches enflammés, sa lutte pour l’application de la charia et la création d’un califat sous son autorité.

Plus au sud, il y a la katiba Khalid Ibn Walid. Son chef est un certain Souleymane Keïta originaire du sud du Mali. Les deux hommes ont un point commun : ils sont considérés comme des proches d’un leader islamiste du Nord, Iyad Ag Ghali du groupe Ansar Dine, dont la tête a été mise à prix par les Américains.

Lors de l’occupation du nord du Mali par les jihadistes de 2012 à 2013, certains responsables de ces deux mouvements ont servi au sein de la redoutable police islamiste de Tombouctou. La particularité des combattants du FLM et de la katiba Khalib Ibn Walid, c’est qu’ils sont quasiment tous originaires du centre et du sud du Mali. Ils peuvent donc circuler dans le sud sans trop se faire remarquer. Les combattants des deux groupes opèrent souvent ensemble.

Une grosse pointure de cette nébuleuse arrêtée en juillet dernier au centre du Mali avec une forte somme d’argent et des documents avait reconnu être en mission pour Iyad Ag Ghali du groupe Ansar Dine, allié de taille d’al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Les services de sécurité sont sur les dents, mais on ne panique pas pour autant.