Mali: à Anéfis, la Minusma confirme le début du retrait des milices

Le Général Hervé Gomart, chef d'Etat major de la force de la Mission des Nations unies au Mali.
© RFI/David Baché

Le dimanche 6 septembre, les milices pro-Bamako de la Plateforme annonçaient, après trois semaines de crise, leur décision de retirer leurs combattants d'Anéfis. Le contrôle de cette localité de la région de Kidal avait provoqué une reprise des hostilités avec les ex-rebelles de la CMA, ainsi qu’un bras de fer avec les autorités maliennes et avec la médiation internationale, qui exigeaient que les groupes loyalistes se retirent de la ville. Aujourd'hui, le calme règne dans la ville, mais où en est le désengagement ?

Cela fait tout juste quatre jours que les groupes pro-Bamako de la Plateforme ont amorcé leur retrait de la ville d'Anefis. Un retrait présenté comme progressif, en raison de problèmes de logistiques : véhicules en mauvais état, manque de carburant, etc.

« Le retrait a commencé, affirme le général Hervé Gomart, chef d'état-major de la force de la Mission des Nations unies au Mali. Je le dis en ayant des preuves, parce que nous avons en permanence, depuis le 18 août, l’équivalent d’une centaine de soldats, présents à Anéfis, ce qui permet de voir ce qui se passe, et de rassurer la population. »

Armements lourds

Mais des troupes du Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia) sont encore présentes en ville, tempère Hervé Gomart« Il reste des véhicules avec des armements lourds. Donc forcément, c’est plus délicat à faire redescendre. Il y a quand même quelques dizaines de pickups, ce qui veut dire plusieurs dizaines, voir un peu plus, de soldats du Gatia,dans Anéfis, et autour d’Anéfis. » Le général reste donc prudent : « Dans quelques jours, on pourra dire si ce retrait est effectif, ou non. »

Les casques bleus mènent des patrouilles dans la ville ainsi que dans ses alentours, pour veiller à la sécurité des habitants. Enfin, des enquêteurs onusiens de la section droits de l'homme sont actuellement dans la ville pour vérifier les différentes allégations d'exactions.