Somalie: les shebabs affirment détenir des soldats ougandais

Le porte-parole des shebabs a annoncé ce mercredi 9 septembre à la radio que le groupe islamiste détenait des soldats ougandais.
© REUTERS/Feisal Omar

Dix jours après leur attaque meurtrière qui a fait plus d'une cinquantaine de morts dans la base Amisom de Jalane le 1er septembre, les shebabs ont-ils fait prisonniers des soldats de l'UA ? Les jihadistes somaliens ont affirmé mercredi détenir des soldats ougandais à la suite d'une attaque contre une position de la force de l'Union africaine en Somalie. Mais Kampala conteste ce bilan et affirme qu'aucun de ses militaires n'est porté disparu.

Après leur attaque meurtrière contre les Ougandais de l'Amisom, les shebabs continuent la bataille sur le front médiatique. Au lendemain de la prise de la base de Jalane le 1er septembre, par leur bataillon Abu Zubair - du nom de leur émir tué il y a un an par un raid franco-américain -, les jihadistes somaliens avaient annoncé avoir tué au moins cinquante « croisés ougandais », selon leur terminologie.

Quelques jours plus tard, le groupe affilié à al-Qaïda avait même diffusé une dizaine de photos de l'attaque montrant leur drapeau noir flottant sur la base de la force de l'Union africaine, située au sud de la capitale somalienne, et des exécutions sommaires de soldats de l'UA.

Une cinquantaine de soldats disparus

Un bilan confirmé par des sources militaires occidentales qui évoquent selon l'AFP une cinquantaine de morts ougandais, 25 morts somaliens et une cinquantaine de soldats de l’Amisom disparus. Certains ont-ils été faits prisonniers ?

C'est ce qu'affirme le porte-parole des shebabs: « Les soldats sont dans une prison des moudjahidines », assure-t-il sur la radio de son groupe. « Ils sont en bonne santé et nous donnerons très prochainement leurs noms et leurs grades ». De son côté, Kampala dément, et parle de seulement 12 soldats tués, n’évoquant aucun prisonnier.

En juin, 53 soldats du contingent burundais avaient été tués dans une attaque. Les shebabs avaient ensuite diffusé sur internet leurs cartes d'identité.

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