Burundi: le chef d’état-major échappe de justesse à un attentat

Le général Prime Niyongabo, chef d’état-major burundais, a été visé dans une attaque ce vendredi 11 septembre 2015 alors qu’il se rendait sur son lieu de travail à Bujumbura.
© RFI-KISWAHILI

Nouvel attentat au Burundi où les violences continuent depuis l'investiture de Pierre Nkurunziza pour son troisième mandat. Le chef d’état-major de l'armée, le général Prime Niyongabo, a été pris dans une embuscade ce vendredi 11 septembre au matin à Bujumbura. Il en est sorti sain et sauf, mais quatre de ses gardes du corps ont péri dans l'attaque. Le bilan provisoire est de sept morts.

Il était 6h50, ce vendredi matin, lorsque le convoi du général Prime Niyongabo, qui se trouvait sur la route nationale numéro 3 à Bujumbura, a été pris dans une embuscade tendue par des hommes armés, en tenue de soldats, postés dans un pick-up militaire. Ils ont alors ouvert le feu sur le véhicule du général et sur celui de son escorte. Quatre de ses gardes du corps ont été tués sur le coup.

Le chef d'état-major a, quant à lui, évité la mort de justesse grâce à la rapidité de son chauffeur. Ce dernier a profité du trafic pour dépasser un bus qui acheminait des policiers à leur travail, et se placer ainsi hors de portée des balles.

Selon la police, il y aurait deux morts côté assaillants. Un homme a par ailleurs été capturé. Ils ont tous été identifiés comme appartenant à l'armée régulière, celle du général Prime Niyongabo, considéré comme un fort de l'appareil sécuritaire burundais, proche du président Pierre Nkurunziza. Il est l'un de ceux qui ont mis en échec la tentative de putsch des 13 et 14 mai.

Nouveau coup dur pour le régime burundais

Selon un responsable des services de renseignements burundais, c'est le signe de divisions grandissantes au sein de l'armée. Un autre personnage clef du régime, le général Adolphe Nshimirimana, a été tué dans un attentat similaire au début du mois d'août. Ses assaillants ont aussi été identifiés comme étant des militaires en activité.

« Ceux qui ont planifié cet attentat n'avaient pour objectif que de détruire la cohésion de l'armée burundaise », a réagi l'état-major dans un communiqué, vendredi 11 septembre, précisant que l'attaque du convoi du général Prime Niyongabo avait été « minutieusement préparée ». L'armée condamne fermement les assassinats ciblés survenus ces derniers jours et appelle à « résister à toute forme de manipulation ».

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