Sur RFI, Buhari juge «les attentes trop importantes» au Nigeria

Le nouveau président nigérian Muhammadu Buhari lors de son investiture à Abuja, le 29 mai 2015.
© REUTERS/Afolabi Sotunde

Le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, qui a été investi le 29 mai dernier, a été élu sur un élan d’espoir. Les Nigérians espèrent qu’il sera en mesure de résoudre plusieurs crises : économiques, sociales, mais surtout sécuritaire. En visite officielle à Paris, le président nigérian a rencontré son homologue français pour faire le point sur la lutte contre l’Etat islamique en Afrique de l’ouest (ex Boko Haram). Il est l’invité de RFI jeudi matin.  

►Muhammadu Buhari en visite officielle à Paris a répondu aux questions de RFI. L'intégralité de l'entretien est à écouter dans L'Invité Afrique de ce jeudi 17 septembre, diffusé à partir de 7h00 TU. 

Elu le 30 mai dernier, Muhammadu Buhari est très attendu sur les questions économiques, sociales et surtout sécuritaires. Particulièrement optimiste sur la capacité de son armée à mettre fin aux exactions, il affirme que cela sera possible en moins de trois mois grâce aux « dernières victoires sur le terrain, qui sont elles-mêmes le fruit d’une réorganisation interne que nous avons menée au sein de l’armée. Par ailleurs, nous avons notamment rééquipé nos troupes et nous les avons mieux formées. »

Mais s’il estime que vaincre le groupe islamiste ne sera pas compliqué, il compte sur l’aide de la France. Il affirme avoir présenté au président français « des besoins logistiques, d’équipement, de formation, et un point important,  le renseignement en particulier des informations par satellites. Choses qui nous manquent au Nigeria. » Et pour en finir avec les exactions du groupe Boko Haram, le président nigérian n’exclut pas de négocier avec les leaders.

Face aux difficultés auxquelles doit faire face le pays - chômage, éducation, régulation du secteur pétrolier - Muhammadu Buhari concède qu’il est difficile de « réaliser tout ce que nous espérons faire. Les attentes sont beaucoup trop importantes ». Et si ce processus prends du temps, c'est notamment parce que Buhari doit jouer avec les inerties d'un système dont il a hérité en prenant le poste.

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