De la musique pour exiger le droit de vivre en Afrique de l'Ouest

Le rappeur sénégalais Didier Awadi est l'un des emblématiques ambassadeurs du collectif Artwatch Africa, et compositeur du morceau «Le droit de vivre» interprété cette fin de semaine au Freedom Park de Lagos.
© http://www.arterialnetwork.org

Onze artistes d'Afrique de l'Ouest, regroupés au sein du collectif Artwatch, se mobilisent pour le droit de vivre et contre le fondamentalisme et l'obscurantisme. Ils ont  présenté cette fin de semaine, en avant-première à Lagos et en public, leur vidéo-clip.

Chapeau noir bien vissé sur la tête, Adé Bantu suit la fin des balances de son orchestre, à quelques instants de la diffusion du clip « Le droit de vivre » au Freedom Park de Lagos. « Je parle des jeunes lycéennes de Chibok. Mon frère du Mali évoque les moudjahidines. Mon frère de Côte d’Ivoire parle de politique intérieure… C’est de ce type de sujets dont nous, les artistes, devons nous emparer ».

Adé Bantu représente le Nigeria parmi les onze artistes ouest-africains unis contre les extrémismes. Ces artistes sont les ambassadeurs du collectif Artwatch Africa, lancé au 24e Fespaco. Les musiciens sont outre le Nigeria Adé Bantu, les Burkinabés Smockey et Awa Sissao, le Sénégalais Didier Awadi, les Ivoiriens Soum Bill et Josey, la Béninoise Zeynab, le Malien Master Soumy et le Mauritanien Monza.

La vidéo est projetée sur un écran géant devant plusieurs centaines de personnes. Pour Adé, l’instant est précieux : « Trois millions et demi de personnes sont des déplacés de l’intérieur. Il y a la guerre dans mon pays et chacun ici considère cette guerre comme un conflit sans importance. Je ne comprends pas ».

Le rappeur sénégalais Didier Awadi, l’un des leaders du projet, est présent au milieu du public de Lagos mais son esprit est au Burkina Faso. « Le morceau et les clips ont été enregistrés à Ouagadougou dans le studio Abazon de Smockey. Ce studio a été bombardé et c’est tuer l’espoir de toute la jeunesse africaine » explique Didier Awadi.

Le public a plutôt bien reçu le vidéo-clip qui tournera ensuite en boucle et en silence sur l’écran du Freedom Park, tandis qu’Adé Bantu en maître de cérémonie lance ses Afropolitan Vibes.

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