RDC: la Céni ne propose toujours pas de nouveau calendrier électoral

A Kinshasa, un agent électoral de la Céni au milieu des sacs de bulletins de vote, le 3 décembre 2011.
© AFP / GWENN DUBOURTHOUMIEU

En RDC, il y a deux semaines que la Cour constitutionnelle a demandé à la Commission électorale nationale indépendante de revoir l’ensemble de son calendrier électoral. Mardi 22 septembre, la Commission électorale s’est réunie en plénière, mais aucun nouvel échéancier des élections n’a été proposé. Seul un communiqué lacunaire affirme que la Commission électorale est en train « de procéder au réaménagement du calendrier électoral » a été publié.

A en croire plusieurs sources au sein de la Commission électorale, le réexamen du calendrier des scrutins, très chargé, publié en février dernier, a bien commencé, mais rien n’est encore arrêté. « L’évaluation des contraintes est en cours (…) nous examinons les différentes options possibles », estime une source sous couvert d’anonymat.

Quelles sont ces options ? Aucune réponse n’a été donnée pour le moment. La seule certitude réside dans le fait que « la Commission électorale ne publiera pas de nouveau calendrier tant qu’elle n’aura pas consulté les parties concernées. » En clair, la Céni dit vouloir éviter de publier un nouveau chronogramme des élections qui pourrait être aussitôt rejeté par une partie de la population comme cela été le cas en février dernier.

Quand ces consultations avec la majorité, l’opposition et la société civile auront-elles lieu et dans quel cadre ? Là encore ni échéance, ni mode opératoire n’ont été définis. Les réunions tripartites entre Céni, majorité et opposition sont une option, mais aussi le cadre du dialogue entre les forces vives de la nation proposé par le chef de l’Etat Joseph Kabila.

On attend toujours de savoir si ce dialogue aura lieu ou non. Au final, la Commission électorale, une nouvelle fois, se dédouane de la responsabilité dans les retards pris et renvoie la balle aux gouvernement et responsables politiques. Des politiques qui depuis une semaine semblent bien plus occupés à gérer leurs propres divisions que par l’organisation des scrutins.

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