L'ex-président burkinabè Compaoré suit les événements depuis le Maroc

L'ex-président Blaise Compaoré, ici en octobre 2012.
© REUTERS/Noor Khamis

En convalescence après son hospitalisation en juillet dernier dans le royaume chérifien, Blaise Compaoré a établi ses quartiers dans un hôtel de la capitale marocaine, et il se fait très discret.

Une suite, un service d'ordre et un majordome dédié, accompagné d'une équipe très restreinte : c'est ainsi que Blaise Compaoré et quelques proches, dont vraisemblablement son épouse, résident dans cet hôtel de luxe de Rabat.

Selon des membres du personnel, l'ex-chef d'Etat burkinabè aurait pris ses quartiers depuis au moins trois mois dans cet établissement fréquenté par les expatriés, les hommes d'affaires et les diplomates. D'ailleurs, l'habituel va-et-vient des voitures officielles, courant dans ce lieu n'est pas au rendez-vous : peut-être en raison de la fête musulmane de l'Aïd el-Kébir prévu ce jeudi.

Surveillance renforcée

Un calme qui ne masque pas une surveillance renforcée, à l'entrée de l'hôtel trône une voiture des forces de l'ordre et des agents en civil circulent dans le hall. Sur la position marocaine dans le dossier burkinabè, une source diplomatique occidentale contactée par RFI rappelle que le royaume chérifien avait été l'un des premiers pays africains à condamner le coup d'Etat au Burkina Faso.

Une manière de signaler que la présence au Maroc de Blaise Compaoré de correspond en rien à un soutien implicite de Rabat aux événements en cours à Ouagadougou.