Burkina Faso: le «très grand regret» du général Diendéré

Le général Diendéré à l'aéroport international de Ouagadougou, le 23 septembre 2015.
© REUTERS/Joe Penney

Après un entretien avec les présidents béninois et nigérien, ce mercredi 23 septembre, le général putschiste a exprimé ses regrets devant la presse, estimant notamment que « le plus gros tort avait été de faire ce putsch ».

C’est à l’issue de la cérémonie de réinstallation au pouvoir de Michel Kafando et des autorités de la transition que le général Diendéré, qui n’y avait pas participé, s’est entretenu avec Boni Yayi et Mahamadou Issoufou, avant de faire une déclaration à la presse.

« Pour moi, le putsch est terminé, et on n’en parle plus, a-t-il affirmé. Je déplore dans un premier temps les différentes victimes - parce qu’il y a eu quand même des victimes, il y a eu des blessés -, ça c’est mon très grand regret. Il y a eu des dégâts matériels. C’est un très grand regret pour moi. Je crois que nous avons tiré les leçons pour l’avenir. »

Sur la question de savoir s’il craignait de devoir répondre de ses actes devant la justice, le général Diendéré a affirmé qu’il assumerait « pleinement toute [sa] responsabilité. Cela veut dire que je ne vais pas nier qu’il y a eu des morts lors de ces événements », a-t-il précisé. Avant d’ajouter : « Le plus gros tort a été de faire ce putsch, parce qu’aujourd’hui, lorsque l’on parle de démocratie, on ne peut pas se permettre des actions de ce genre. Enfin, cela s’est passé. Nous avons su que le peuple n’était pas favorable à cela, c’est pour cela que nous avons tout simplement abandonné. »

Enfin, le général putschiste a reconnu que c’était du « temps », des « moyens » et « des vies humaines » perdus pour le Burkina Faso.