Les journalistes burkinabè ont continué d’informer, malgré les risques

Des soldats du RSP prennent à partie des journalistes et des manifestants devant l'hôtel Laico, à Ouagadougou le 20 septembre.
© REUTERS/Joe Penney

Lors du coup d'Etat au Burkina Faso, des journalistes, plusieurs fois brutalisés par les putschistes, ont rencontré d'importantes difficultés à exercer leur métier. Six organisations de coopération et de défense de la liberté de l'information lancent un message de soutien en faveur des médias burkinabè, alors que le président Michel Kafando vient de rependre les rênes du pouvoir.

L'Agence française de coopération médias (CFI), la Deutsche Welle Akademie, la fondation Hirondelle, International media support, Internews et Reporters sans frontières (RSF) ont unanimement condamné toutes les formes de violences et de menaces qui se sont exercées à l'encontre des médias et des journalistes durant la tentative de coup d'Etat à Ouagadougou, il y a une semaine. « De nombreux médias ont été directement visés. Des émissions de radio ont été coupées. Des radios ont fait l'objet de destructions physiques. Certains journalistes ont été brutalisés alors qu'ils essayaient de couvrir l'actualité dans les rues de Ouagadougou. D'autres ont vu leurs matériels saisis », dénonce Clea Kahn Sriber, responsable Afrique de RSF.

Malgré les pressions, les journalistes et les médias burkinabè ont tout de même continué à diffuser des informations crédibles et indépendantes : « La mission des médias (a) réussi à continuer et (RSF) veut les en féliciter » ajoute la responsable RSF.

« Conditions normales et apaisées »

Cette semaine, un grand pas en avant, vers une fin de crise au Burkina Faso, vient d'être fait avec le retour au pouvoir, ce mercredi, du président de la Transition, Michel Kafanado. Pour RSF, tout espoir d'un retour à la normale est permis pour les médias burbinabè. Les six organisations de défense de la liberté de l'information encouragent les journalistes du pays à poursuivre à informer de façon indépendante les citoyens : « Evidemment les choses prennent un nouveau tournant (...) et nous espérons que cela s'accompagne de la liberté pour les médias, de reprendre le travail dans des conditions normales et apaisées, sans que leurs journalistes fassent l'objet de menaces », souligne Clea Kahn Sriber.

Michel Kafando a été renversé le 17 septembre par un coup d'Etat mené par le Régiment de sécurité présidentielle (RSP), unité d'élite de l'armée burkinabè et garde prétorienne de l'ancien président Blaise Compaoré.

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