Elections en RDC: Martin Kobler «a confiance, parce qu’on a le temps»

Martin Kobler, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour la MONUSCO, le 19 avril à Kinshasa.
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Le chef de la mission de l'Onu en République démocratique du Congo, Martin Kobler, est sur le point de quitter le pays. Avant son départ, le diplomate onusien a voulu délivrer un message d'espoir concernant la tenue de la présidentielle en 2016. Pour lui, il n'est pas l’heure de parler de glissement, mais il faut s'organiser au plus vite pour que cette présidentielle puisse se tenir en 2016, comme le veut la Constitution.

Martin Kobler, qui a pris ses fonctions de Représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour la Mission de stabilisation en RDC (Monusco) en août 2013, a tenu sa dernière conférence de presse avec ce titre, ce mercredi 23 septembre. Il a voulu partir sur un message positif, en particulier sur la tenue du calendrier électoral, mis à mal ces dernières semaines.

« J’ai confiance, parce que l’on a le temps, jusqu’au mois de novembre 2016. Il faut vraiment, maintenant, déterminer les problèmes qui sont encore ouverts », a-t-il déclaré à RFI. Parmi ces problèmes, « le calendrier électoral n’est pas encore finalisé », reconnaît Martin Kobler. Et pour lui, « pas besoin d’être prophète pour dire que les élections locales ne pourront pas prendre place au mois d’octobre 2015 parce que c’est demain, ou après-demain. C’est pourquoi il faut un calendrier électoral réaliste, et qui doit être financé. »

« Utiliser la parole, pas la violence »

Autre problème qu’il reste à régler, selon Martin Kobler, l’inscription des nouveaux majeurs sur le fichier électoral. Mais là aussi, juge diplomate onusien, « on a le temps ». « Il faut fiabiliser les nouveaux fichiers, et inclure les nouveaux majeurs dans le fichier électoral. »

Mais au-delà de ces problèmes, c’est un message plus global qu’a tenu à faire passer Martin Kobler : « Ce qui est très important, c’est de donner l’espace à l’opposition, à la société civile, pour un processus électoral transparent, pour un processus électoral paisible. C’est la chose la plus importante : utiliser la parole, et pas la violence. »