Rwanda: la France n’a plus d’ambassadeur à Kigali

Le président français et le président rwandais se saluent lors d'un sommet à Bruxelles en avril 2014.
© AFP PHOTO / POOL/ ALAIN JOCARD

Il y aura donc bien une vacance du poste d'ambassadeur de France au Rwanda. Cela fait cinq mois que la France a proposé au gouvernement rwandais la nomination du diplomate français Fred Constant au poste d'ambassadeur à Kigali mais pour l'instant, les autorités rwandaises n'ont pas donné suite à cette demande d'agrément. Après trois ans en poste, Michel Flesch a donc quitté ses fonctions mercredi 30 septembre sans effectuer de passation de pouvoir.

Cinq mois, un délai « conforme à la procédure habituelle » et qui « n'a rien d'anormal », assure le Quai d'Orsay. « Nous sommes attachés à une coopération bilatérale constructive et tournée vers l'avenir avec le Rwanda », poursuit Paris.

Mais selon une source diplomatique française, au contraire, « un tel délai n'est pas neutre ». « Est-ce le signe d'un désintérêt ou d'une crispation ?, s'interroge cet officiel. Je crains que ce soit plutôt le signe d'un délitement supplémentaire des relations entre les deux pays. »

Contactées par RFI, les autorités rwandaises n'ont pas réagi. Une source diplomatique rwandaise se contente d'expliquer qu'il n'y a pas de problème particulier avec le candidat français. L'officiel proposé par Paris est un ancien ambassadeur délégué à la coopération régionale dans la zone Antilles - Guyane. Une autre source rwandaise estime que ce délai reflète l'état des relations entre les deux pays. « On ne peut pas dire que la France soit un partenaire privilégié », ironise-t-elle.

Lors d'un discours à l'occasion du 14 juillet, l'ambassadeur de France à Kigali avait reconnu que les relations les deux pays n'étaient « pas bonnes » et avait appelé de ses vœux à leur amélioration. Michel Flesch avait conclu en souhaitant à son successeur de connaître « plus de succès » que lui. Après une période de rapprochement, les relations entre la France et le Rwanda sont à nouveau au plus bas après que, l'année dernière, Paul Kagame a accusé Paris de participation directe dans le génocide de 1994.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.