Tchad: le recensement électoral des réfugiés de RCA prend du retard

Réfugiés tchadiens venus de Centrafrique à Sido, le 28 février 2014.
© AFP PHOTO / MEDECINS SANS FRONTIERES - SAMANTHA MAURIN

En Centrafrique, le processus de transition devait prendre fin le 18 octobre avec la tenue d'une élection présidentielle. Mais le scrutin sera sans doute reporté, l'organisation a en effet pris du retard. Le recensement, par exemple, n'est pas du tout terminé. L'opération n'est pas facile, car les milliers de Centrafricains qui se sont réfugiés dans les pays voisins veulent aussi participer à l’élection et doivent se faire enregistrer comme les autres. C’est notamment le cas au Tchad.

C’est dans les locaux de l’aumônerie des jeunes du IIIe arrondissement de Ndjamena que la communauté des réfugiés passera durant trois jours pour se faire recenser. A l’angle d’un bâtiment, des hommes en tenue bleue reçoivent. Ce sont des agents de l’Autorité nationale des élections. Ils vérifient l’identité et remplissent des formulaires.

Pour ces réfugiés, c’est une fierté de pouvoir participer à la vie de la nation, malgré l’exil : « Nous sommes vraiment fiers et je pense que c’est vraiment une bonne idée d’avoir associé cette fois-ci les réfugiés aux élections », confirme un homme. A ses côtés, un autre ajoute : « L’Etat centrafricain est en train de penser aux réfugiés et aux Centrafricains de la diaspora. Donc nous avons un sentiment positif à l’égard de l’Etat centrafricain ».

Depuis Ndjamena, on suit ce qui se passe au pays, en espérant que les élections, même repoussées, aideront au retour de la paix : « Vraiment c’est regrettable ce qui se passe au pays. Donc si on peut déjà faire ce geste, on peut peut-être mettre en place la paix et le développement, ce serait vraiment bien ».

Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, qui facilite les opérations de recensement, a ouvert plusieurs centres d’enrôlement à travers le Tchad, une satisfaction pour ce responsable de la protection au HCR : « Nous avons plusieurs bureaux dans plusieurs localités du pays. C’est un défi qu’on a pu relever et nous en sommes très satisfaits ».

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