Niger: attentats à la bombe dans la ville de Diffa

Des déplacés fuyant Boko Haram, à la frontière entre le Niger et le Nigeria.
© AFP/Issouf Sanogo

Au Niger, les jihadistes nigérians qui se réclament désormais du groupe Etat islamique en Afrique de l'Ouest sont soupçonnés d'être derrière de nouvelles attaques suicide qui ont eu lieu, ce dimanche 4 octobre, à Diffa, ville du Niger frontalière du Nigeria. Le bilan, très lourd, fait état de cinq civils, un militaire et les quatre porteurs de bombes tués.

Ces explosions sont des actions simultanées des terroristes de l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest (ex-Boko Haram) qui ont eu lieu, ce dimanche 4 octobre au petit matin, dans la ville de Diffa.

Pendant qu’il pleuvait sur la ville, un groupe de terroristes a tenté plusieurs actions infructueuses. Aucun des camps militaires visés n’a été atteint. Le bilan est de six morts dont un militaire et cinq civils. Du côté du groupe Etat islamique en Afrique de l’Ouest, deux terroristes qui ont manqué leur cible se sont fait exploser ; deux autres ont été abattus et un cinquième, en fuite, a été arrêté dans les bas-fonds du quartier de Diffa Koura, non loin des lieux des explosions.

Regain de tension

Immédiatement après l’alerte, la ville de Diffa a été bouclée et les zones où les explosions ont été entendues sont quadrillées dans le quartier de Diffa Koura. Les militaires procèdent à des fouilles méthodiques dans ce quartier où plusieurs jeunes sont réputés proches du groupe Etat islamique en Afrique de l’Ouest.

Depuis quelques semaines, on assiste à un regain de tension dans la région de la Komadougou Yobé. Les terroristes de l’ex-Boko Haram multiplient des actions d’éclats, à savoir des attentats et explosions tous azimuts. En moins de dix jours, 17 Nigériens ont été tués par la nébuleuse terroriste à N’Gourtoua et Baroua.

En attendant la fin de la saison des pluies dans ces zones marécageuses du lac Tchad et le début des offensives des forces multinationales, la vigilance doit être de mise à Diffa.