Burkina: les modalités du redéploiement des militaires de l'ex-RSP

Les 1 300 soldats de l'ex-Régiment de sécurité présidentielle doivent être réaffectés dans au sein de l'armée nationale.
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Toujours pas de bilan au Burkina Faso sur le redéploiement des soldats de l'ex-Régiment de sécurité présidentielle, plus de dix jours après sa dissolution. Pendant ce temps, le recensement et la récupération de l'armement se poursuivent. Ce mardi a lieu à Ouagadougou une cérémonie symbolique de fin du désarmement de cette ancienne unité d'élite de l'armée burkinabè responsable du coup d'Etat du 17 septembre dernier.

Pour l'heure, le bilan du redéploiement des 1 300 soldats de l'ex-Régiment de sécurité présidentielle n'est pas connu. En fin de semaine dernière, l'état-major des armées faisait état de 800 soldats recensés au niveau des casernes de cantonnement. L'ensemble du personnel est redéployé au groupement central des armées et à l'armée de terre, précise une source proche l'état-major des armées.

Selon un officier, les spécialistes issus des rangs de l'ex-Régiment de sécurité présidentielle sont remis à leur direction d'origine et les fantassins sont redéployés au niveau de l'armée de terre. Et tout ce beau monde est ensuite réparti dans les différentes régions militaires du pays.

La priorité pour les premiers responsables de l'armée burkinabè est de créer les conditions de réintégration de tous les hommes issus de l'ex-RSP, à l'origine du putsch avorté du 17 septembre. « Il faut trouver des écoles pour leurs enfants et les aider à s'installer. C'est cela notre priorité en ce moment », renchérit notre source.

Pour l'instant, aucun ultimatum n'est donné aux soldats qui n'ont pas encore rejoint leur nouveau poste alors que se poursuit le désarmement.

Ce mardi a lieu la cérémonie symbolique de fin du désarmement de l'ex-Régiment de sécurité présidentielle en présence du premier ministre Isaac Zida et du comité des chefs d'état-major de la Cédéao.