Burkina Faso: de nouvelles arrestations liées au putsch manqué

L'armée burkinabè patrouille aux abords du camp de base du RSP, le 29 septembre 2015.
© AFP PHOTO / SIA KAMBOU

L'enquête sur le putsch du Conseil national pour la démocratie se poursuit. Depuis le week-end, plusieurs arrestations ont cours. Les dernières en date sont celles de Léonce Koné, deuxième vice-président du Congrès pour la démocratie et le progrès, et Hermann Yameogo, président de l'Union pour la démocratie et le développement. Ces deux proches de l'ancien président Blaise Compaoré ont été auditionnés et gardés dans les locaux de la gendarmerie nationale.

Léonce Koné, deuxième vice-président du CDP et Hermann Yaméogo, président de l'UNDD, ont été auditionnés et gardés dans les locaux de la gendarmerie nationale. Les deux hommes sont soupçonnés d'avoir joué un rôle dans le putsch perpétré par le général Gilbert Dienderé et les hommes de l'ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP).

« Ils ont été entendus par la gendarmerie et ils seront en garde à vue », affirme une source proche de l'enquête. Ils avaient, lors d'une déclaration, apporté leur soutien au Conseil national pour la démocratie aux premières heures du putsch. Mais le week-end dernier, dans une nouvelle déclaration, ils rejetaient toute implication dans le coup d'Etat.

Premiers civils arrêtés

« Nos partis n'ont été, ni commanditaires, ni acteurs, ni pourvoyeurs de ressources du coup d'Etat du 16 septembre dernier », soutiennent-ils. Même si dans la même déclaration, le CDP et ses alliés justifiaient le coup d'Etat comme étant l'expression d'un profond malaise face à la partialité outrancière qu'ont montré les organes de la transition, à la fois sur les questions politiques et sur celles concernant la gestion de l'armée.

Avec Hermann Badolo, l'un des leaders de la société civile, Leonce Koné et Hermann Yameogo sont les premiers civils arrêtés dans le cadre de l'enquête sur le putsch contre les institutions de la transition au Burkina Faso.