Congo: un référendum sur la nouvelle Constitution le 25 octobre

Le président congolais Denis Sassou-Nguesso, 72 ans, cumule plus de 30 ans au pouvoir.
© Alexsey Druginyn/RIA Novosti

Le gouvernement a annoncé lundi lors d'un Conseil des ministres présidé par le chef de l'Etat la tenue le 25 octobre prochain du référendum en vue de changer la Constitution. Ce qui permettrait au président Denis Sassou-Nguesso de briguer un nouveau mandat en 2016. Le scrutin sera précédé de deux semaines de campagne.

Les électeurs congolais sont désormais fixés : ils se rendront aux urnes le 25 octobre prochain pour se prononcer par référendum sur le projet de loi constitutionnelle. Celui-ci a été rédigé par une commission qui avait comme base politique, juridique et technique, les conclusions du dialogue national tenu il y a près de trois mois à Sibiti et au cours duquel la plupart des participants s’étaient prononcés en faveur du changement de la loi fondamentale en vigueur depuis 2002. Un dialogue national dénoncé par l’opposition comme une farce.

L’une des grandes innovations apportées par la nouvelle Constitution sera la réduction de la durée du mandat présidentiel qui passera de sept ans à cinq ans. Mais surtout, si elle était adoptée, cette nouvelle Constitution permettrait au président Denis Sassou-Nguesso de briguer une nouvelle fois la magistrature suprême en instaurant un mandat présidentiel « renouvelable deux fois » et en abolissant la limite d'âge pour les candidats, auparavant fixée à 70 ans.

Plus de 30 ans à la tête du pays

Denis Sassou-Nguesso, 72 ans, cumule plus de trente ans à la tête du pays. Il avait dirigé le Congo de 1979 à 1992, à l’époque du parti unique. Revenu au pouvoir en 1997 à l’issue d’une guerre civile, il a été élu président en 2002 puis réélu en 2009.

Lorsque le président congolais avait annoncé son intention de convoquer un référendum le 22 septembre dernier, l'opposition avait dénoncé un « coup d'Etat constitutionnel » et s'était mobilisée pour dire « non » à un nouveau mandat. L’annonce de la date de ce référendum devrait donner lieu à de nombreuses réactions au Congo-Brazzaville comme à l’extérieur du pays.