Ebola: aucun nouveau cas déclaré depuis une semaine

Un jeune libérien vacciné contre le virus Ebola à l’hôpital Rédemption de Monrovia.
© RFI/Sébastien Nemeth

Pour la première fois depuis mars 2014, aucun nouveau cas du virus Ebola n’a été enregistré en une semaine, a indiqué mercredi 7 octobre l’Organisation mondiale de la santé. Une annonce qui entretient l’espoir d’une fin prochaine de la terrible épidémie.

La fin de l’épidémie d’Ebola paraît plus proche que jamais. Pour la première fois depuis mars 2014, aucun nouveau cas du virus qui a ravagé l’Afrique de l’Ouest n’a été détecté la semaine dernière, a fait savoir mercredi 7 octobre l’Organisation mondiale de la santé (OMS). « Aucun cas confirmé du virus Ebola n'a été signalé durant la semaine se terminant le 4 octobre, a-t-elle annoncé. C'est la première fois depuis mars 2014 qu'un relevé épidémiologique hebdomadaire ne contenait aucun cas confirmé. »

Découvert en Afrique centrale en 1976, le virus a fait, selon les derniers chiffres disponibles, 11 312 morts sur 28 457 personnes contaminées depuis décembre 2013. Des cas en majeure partie enregistrés en Sierra Leone, au Liberia et en Guinée.

Le Liberia a été déclaré libre de contagion. La Guinée et la Sierra Leone n’ont quant à eux recensé que quelques cas en septembre. L’objectif pour l’OMS est désormais de réduire à zéro le nombre de contaminations. L’organisation indique qu’un pays est déclaré exempt du virus 42 jours (soit deux fois la durée maximale d'incubation) après le dernier cas connu.

Des cas perdus de vue

L’OMS précise néanmoins que deux cas considérés comme suspects ont été perdus de vue dans les districts de Bombali et Kambia au nord-ouest de la Sierra Leone. « Les efforts pour retrouver ces cas et atténuer le risque de transmission non détectée se poursuivront jusqu'à ce que 42 jours soient passés depuis le dernier cas enregistré dans chacun des districts », a précisé l’OMS.

En Guinée, plus de 500 « contacts » restent sous surveillance dans trois régions du pays. L'OMS affirme que tous ces cas potentiels étaient associés à une chaîne unique de transmission partie de Ratoma, un quartier de la capitale Conakry. 290 autres contacts ont été identifiés mais n'ont pas pu être suivis dans les 42 jours passés.

Les quatre derniers cas en Guinée, enregistrés les 26 et 27 septembre à Forecaria dans le sud-ouest du pays, concernaient des personnes contaminées par un porteur inconnu, probablement lié à la chaîne de transmission de Ratoma, estime l'OMS.