Imbroglio diplomatique entre le Burundi et la Belgique

Marc Gedopt, ambassadeur belge au Burundi, en novembre 2014 lors de la signature du projet d'appui au cycle électoral de 2015.
© Source : PNUD Burundi

Plusieurs sources officielles burundaises ont assuré à RFI ce vendredi 9 octobre que l'agrément de l'ambassadeur belge à Bujumbura lui avait été retiré et que les autorités belges en avaient été informées. Le ministère belge des Affaires étrangères a annoncé en fin de journée avoir convoqué l'ambassadeur burundais à Bruxelles pour demander des éclaircissements.

Selon plusieurs sources officielles burundaises, le ministère burundais des Relations extérieures aurait adressé ce vendredi 9 octobre une note verbale aux autorités belges leur annonçant le retrait de l'agrément de leur ambassadeur à Bujumbura. Officiellement, ce serait en raison « d'une dégradation de la confiance ». « Cette décision a pour but de renforcer nos relations avec la Belgique », explique l'une de ces sources. Une autre explique que la mauvaise opinion qu'a le gouvernement belge viendrait des mensonges de leur ambassadeur à Bujumbura.

Le ministère belge des Affaires étrangères a d'abord dit, avant de confirmer l'information, ne pas avoir été informé de cette décision. Et, en fin de journée, il a annoncé par la voix de son porte-parole que l'ambassadeur burundais à Bruxelles serait convoqué pour demander des éclaircissements.

La note verbale s'est-elle perdue en chemin ?

Le gouvernement burundais n'a jamais officiellement réagi à la suspension de quelque 60 millions d'euros d'aide au développement par la Belgique, annoncée il y a tout juste une semaine. Une suspension conservatoire qui doit être maintenue le temps que démarrent les négociations sur la poursuite de l'aide au développement qui devraient s'ouvrir à la fin du mois entre l'Union européenne et le Burundi.

Les représentants des pays de l'UE à Bujumbura ont publié un communiqué conjoint plutôt incisif appelant à « la fin des violences, de l'impunité » et à un dialogue inclusif. Un communiqué qui rappelle que l'UE a investi au Burundi plus de 2 milliards d'euros entre 2000 et 2015 et que le maintien de cette assistance dépend du respect de certains principes et valeurs.

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