Référendum constitutionnel au Congo : manifestation dispersée

Un manifestant opposé à ce que Denis Sassou-Nguesso reste au pouvoir, photographié dimanche 27 septembre 2015 à Brazzaville.
© AFP PHOTO / LAUDES MARTIAL MBON

Au Congo Brazzaville, la campagne pour le référendum sur le projet de loi de constitution qui permettrait au président Sassou Nguesso de briguer un troisième mandat, s’est ouverte le vendredi 9 octobre. Plusieurs jeunes ont participé, à Brazzaville, la capitale, à une marche à l'appel de mouvements citoyens parmi lesquels, Ras-le-bol, pour dénoncer ce référendum au slogan de "Sassoufit". Plusieurs d’entre eux ont été arrêtés. Une source policière fait état de six arrestations tandis que selon les militants, une dizaine de jeunes ont été arrêtés.

La campagne pour le référendum sur le projet de loi de constitution se tiendra du 9 au 23 octobre. La tenue de ce scrutin controversé se tiendra le 25 septembre. L’adoption d'une nouvelle constitution permettrait au président Sassou Nguesso de briguer un nouveau mandat en 2016.

Les premières manifestations ont ainsi commencé, vendredi, dans le sud de Brazzaville où la police a dispersé, à la mi-journée, une marche de quelques dizaines de militants de l’association Ras-le-bol, opposée au changement de constitution.

Parmi les slogans, on pouvait entendre « Non au référendum ! », « Sassoufit » ou encore « Sassou dégage ! »

Joint par RFI, Martial Panucci, porte-parole du mouvement Ras-le-bol, s’insurge contre les arrestations et la dispersion des manifestants par la police utilisant des grenades lacrymogènes et se dit très inquiet.

« Pendant que nous faisions la marche pacifique nous avons été arrêtés par les forces de l’ordre et ils nous ont dispersés à coups de bombes lacrymogènes. Certains des membres du mouvement ont été arrêtés. Il y a près d’une dizaine de personnes qui ont été arrêtées », a affirmé Martial Panucci.

« Nous sommes très, très inquiets parce qu’on sait comment les choses se passent ici. Nous demandons à ce qu’ils soient libérés le plus vite possible, sinon nous allons continuer à manifester », a ajouté le porte-parole du mouvement Ras-le-bol.

« Nous sommes des mouvements pacifiques ! Nous ne cassons rien ! Nous demandons juste au président de retirer le référendum. Et nous disons à la police de faire son travail qui est de nous protéger, plutôt que de nous agresser tout le temps, de nous intimider. Nous en avons ras-le-bol ! », a tenu a préciser Martial Panucci, porte-parole du mouvement Ras-le-bol.

Ce samedi 10 octobre, ce sont les partisans du président Sassou N’guesso et du changement de constitution qui prévoient un meeting dans le centre de Brazzaville.