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Guinée

[Spécial Guinée] Calme relatif à la veille de la présidentielle

Le drapeau de la Guinée flotte dans le ciel de Conakry.
© Getty Images/Waldo Swiegers/Bloomberg

En Guinée, un calme relatif est revenu ce samedi 10 octobre à Conakry, après deux jours de violences électorales et à la veille de la présidentielle de dimanche. Craignant toutefois de nouvelles tensions au moment du scrutin, les habitants se ravitaillent pour plusieurs jours.

Après deux journées électriques, Conakry a retrouvé son atmosphère habituelle. Les enfants s’amusent ; les plus grands jouent au football ; les marchés sont animés et les traditionnels embouteillages sont de retour.

« En temps normal, notre situation est déjà difficile. L’élection, c’est normalement la marche vers la démocratie mais ici, avec ces violences, c’est tout le contraire », expliquait, à RFI, une commerçante.

Il y a eu de la tension jusqu’en début de soirée du vendredi. Des boutiques ont été à nouveau pillées dans les quartiers de Madina e Dixinn. Les baraques de campagne des partisans (jaunes pour Alpha Condé et blanches pour Cellou Dalein Diallo) sont par terre, détruites, et les affiches arrachées.

Ce retour au calme est sans doute la conséquence d’appels répétés, comme ceux des habitants de Conakry, fatigués de ces tensions politiques, ou encore comme ceux de la communauté internationale qui a interpelé les candidats pour qu’ils tiennent leurs militants. Un terrible orage, vers minuit, a peut-être aussi aidé à calmer les ardeurs des uns et des autres.

La situation est donc calme dans la capitale, mais la crainte de nouvelles tensions au moment du scrutin, est bel et bien présente. Pour preuve, l’occupation principale des habitants ce samedi : le ravitaillement. Comme Ibrahima, certains ont décidé de faire un gros ravitaillement.

« Moi, j’ai donné l’argent à ma femme pour aller au marché, pour aller acheter un stock pour une semaine. On n’achète pas pour un jour. On prend des provisions pour une semaine, car on ne sait pas ce qui va se passer. Le bon ou le mauvais, on ne sait pas », racontait Ibrahima, à RFI.
 

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