RCA: de nouveaux accrochages près de Sibut

Un membre de l'ancienne rébellion Seleka pose avec son arme à Bambari, en mai 2015.
© AFP PHOTO / PACOME PABANDJI

De nouveaux accrochages ont été signalés dimanche 11 octobre à une douzaine de kilomètres à l'est de Sibut, à 180 km au nord-est de Bangui, en République centrafricaine. La veille, cette zone avait été le théâtre d'affrontements entre les forces internationales et un groupe d'ex-Seleka qui tentait de passer pour descendre vers Bangui. 

Ce dimanche des tirs d'armes lourdes ont encore été signalés à la mi-journée près de Sibut, mais rien de comparable à la veille. Casques bleus et militaires français étaient toujours sur le terrain pour empêcher un groupe d'une centaine de miliciens du FPRC, la faction de l'ex-Seleka fidèle à Michel Djotodia, de poursuivre vers le Sud en direction de Bangui.

A Sibut ce dimanche, les habitants sont restés chez eux. Mais samedi, les détonations et le bruit lointain des affrontements avaient provoqué un début de panique. Craignant que les ex-Seleka ne cherchent à entrer en ville, les habitants s'étaient réfugiés en brousse, avant de regagner leurs maisons en fin de journée. Quelques tirs sporadiques ce dimanche donc, la colonne ex-Seleka étant éclatée en petits groupes mobiles.

Depuis vendredi les Casques bleus jouent au chat et à la souris dans cette zone boisée, avec les ex-Seleka. Samedi, les Français les ont rejoint et la confrontation aurait fait une dizaine de morts chez les miliciens.

Pour les forces internationales, l'axe Sibut-Bambari est une ligne rouge qui doit rester infranchissable pour les miliciens venus du Nord. Mais rien ne dit que les hommes du FPRC aient renoncé à passer.