Burkina Faso: la nouvelle date des élections fixée au 29 novembre

Le président de la transition, Michel Kafando, le 9 octobre, lors d'une cérémonie d'hommage aux victimes du putsch avorté du 17 septembre.
© REUTERS/Arnaud Brunet

L’élection présidentielle a été fixée au 29 novembre, ont annoncé ce mardi deux candidats à l'issue d'une concertation entre tous les acteurs de la transition au palais présidentiel. Le gouvernement doit entériner cette date ce mercredi en Conseil des ministres. Initialement prévue le 11 octobre, la présidentielle avait été reportée en raison du coup d'Etat du 17 septembre.

A la sortie de la réunion entre les différents signataires de la charte, le président de la transition a fait cas d’un consensus sur le prochain calendrier des élections avant la tenue du prochain Conseil des ministres. Ces élections se tiendront se situeront « vers la fin du mois de novembre », a fait savoir Michel Kafando, en précisant que c’est au Conseil des ministres d’avaliser d’abord la date retenue avant sa publication.

C’est un candidat à la présidentielle, Ablassé Ouédraogo qui finit par donner la date retenue : « le 29 novembre a été retenu par l’ensemble des acteurs de la vie politique pour l’organisation des élections couplées [législatives et présidentielle, NDLR] », lance le président du Faso Autrement.

Deux conditions ont motivé le choix de cette date. D’abord les raisons sécuritaires, selon Victorien Tougouma, un autre candidat à la présidentielle. « Face aux menaces d’attaques terroristes ou aux velléités de déstabilisation du pays par des forces intérieures ou étrangères, l’état-major des armées a besoin de temps pour la sécurisation des frontières avant l’organisation de toute élection », affirme le président du Mouvement africain des peuples.

L’autre condition est le maintien de la charte de la transition. Et sur la question, les acteurs de la vie politique ont reçu les assurances du Conseil constitutionnel que la charte de la transition ne serait pas modifiée. « L’essentiel est que nous ayons une date, on ne pouvait pas continuer de naviguer à vue », a déclaré Roch Marc Christian Kaboré, le président du Mouvement du peuple pour le progrès et candidat à la prochaine présidentielle.

Ces élections doivent mettre fin à la transition issue de l'insurrection populaire qui avait chassé Blaise Compaoré du pouvoir en octobre 2014.

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