L'opposition accuse le régime Obiang d'avoir assassiné 310 personnes

Le président de Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema, est au pouvoir depuis 36 ans.
© Reuters/James Akena

Une fraction de l’opposition équato-guinéenne, dont Sévérin Moto exilé en Espagne, a affirmé lundi à Paris avoir établi une liste de 310 personnes assassinées par le régime du président Teodoro Obiang Nguema au pouvoir depuis 1979. Mardi, l’ambassadeur de Guinée équatoriale en France a démenti ces accusations.

Outre les 310 assassinats présumés, les membres de l’opposition à l’origine de la liste ont également évoqué lundi des cas de torture, la corruption du pouvoir et les conditions de vie des Equato-Guinéens.

Lors d’un point presse, mardi, la Guinée équatoriale a dénoncé par la voix de son ambassadeur une liste fabriquée de toutes pièces et a accusé l’opposition d’instrumentaliser la mort de personnes en vue de déstabiliser le pays. « Un simple parcours de liste et on constate qu’il y a des personnes ici mortes avant que le président soit président de Guinée équatoriale, argumente l’ambassadeur. On peut la parcourir, on trouvera des gens morts de mort naturelle et des gens en vie ! Le régime n’est pas un régime assassin. »

Au sujet des personnes décédées depuis l’arrivée au pouvoir du président Teodoro Obiang Nguema, l’ambassade évoque des accidents de la circulation, des maladies, des suicides. Mais pour l’instant, elle n’a pas communiqué les noms des personnes encore en vie.

Selon d’autres opposants exilés en France, des assassinats ont bien lieu en Guinée équatoriale, mais ils ne confirment pas le chiffre de 310 victimes.