Guinée: Cellou Dalein Diallo se retire de la présidentielle

Cellou Dalein Diallo entouré de ses sympathisants le jour du premier tour de la présidentielle en Guinée, le 11 octobre 2015.
© RFI/Guillaume Thibault

La Guinée Conakry est toujours suspendue aux annonces de la Commission électorale. La Céni qui donne les résultats, circonscription par circonscription de l'élection présidentielle de dimanche, mais il n’est pas encore possible d’établir une tendance. Les opposants au président Alpha Condé critiquent toujours l'organisation et le déroulement du scrutin. Le candidat Cellou Dalein Diallo a même annoncé qu’il se retire personnellement du processus électoral.

« Dans quel pays avez-vous vu le président de la Céni décréter que n’importe qui, qui n’est pas sur la liste, qui n’est pas identifié, puisse voter ? », estime Cellou Dalein Diallo. Le candidat à la présidentielle annonce son retrait du processus entaché d’irrégularité pour lui.

Mercredi, le ministre de la Justice, qui est aussi le président du cadre de dialogue, a proposé aux huit candidats de se réunir autour d’une table avant la proclamation des résultats. Une initiative que rejette le chef de file de l’opposition : « Je pense que c’est trop tard. On a fait un dialogue avant les élections. Le gouvernement et la Céni se sont engagés a faire un certain nombre de choses qui auraient pu contribuer à la transparence et à la l’équité des élections et qu’ils n’ont pas réalisées ».

L’opposant se relire du processus, mais n’appelle pas à la mobilisation : « Personne ne souhaite qu’il y ait des violences en Guinée. Ce qui suscite la violence, c’est l’injustice, c’est le non-respect du droit de l’autre, c’est la violation des engagements et des accords. C’est ça, la source de conflit ».

Il annonce attendre les résultats avant d’entreprendre toute action : « Désormais, nous attendons les résultats et les sept candidats doivent se retrouver pour quelle attitude nous devons avoir. Pour le moment, je n’ai pas lancé un appel à la manifestation, mais je dis de rester prêt le cas échéant. C’est un droit reconnu par le Constitution de manière pacifique sans jamais agresser un autre Guinéen qui n’est responsable de rien dans cette affaire ».