Côte d’Ivoire: Kacou Gnangbo en campagne pour la présidentielle

Un bureau de vote à Abidjan en 2013.
© AFP PHOTO/ SIA KAMBOU

En Côte d’Ivoire, la campagne électorale pour la présidentielle du 25 octobre bat son plein. Chaque jour, meetings et rencontres avec les électeurs ont lieu dans tout le pays. Parmi les dix candidats, il y a des indépendants qui se présentent, face à des locomotives, comme notamment le président sortant Alassane Ouattara, et Pascal Affi N'Guessan, candidat du Front populaire ivoirien (FPI). Kacou Gnangbo, député et candidat indépendant était, samedi 17 octobre, sur plusieurs sites de la capitale économique, Abidjan. RFI l’a suivi.

Trois meetings dans la journée, l’agenda de Kacou Gnangbo a été chargé en ce samedi. A Bobo d’abord, puis au quartier Eden, et enfin, le candidat indépendant a eu rendez-vous avec ses militants et sympathisants à Marcory en fin de journée. Des électeurs qui comptent sur lui car il est loin des grands partis.

Le députés Kacou Gnangbo se présente comme le candidat des jeunes qui, comme celui-ci qui s'exprime ci-dessous, veulent croire au discours d’un homme nouveau dans le paysage politique ivoirien :

« Nous sommes optimistes en toutes choses. On ne peut pas faire quelque chose et espérer perdre. Nous disons à chaque fois que nous allons gagner. Le président se dit qu’il va gagner, même si, c’est vrai, en face il y a les cylindrées des gros habitués de la politique en Côte d’Ivoire. Malgré tout, nous sommes fatigués de toujours voir les mêmes choses et c’est pour ça que nous accordons notre confiance au président Gnangbo Kacou », a déclaré, à RFI, un jeune sympathisant du candidat Kacou Gnangbo.

Kacou Gnangbo n’a pas l’appareil ni les moyens des partis politiques classiques que sont le PDCI, le RDR ou bien le FPI, mais il veut croire que les Ivoiriens ont soif de renouveau dans la classe politique.

« Vous savez, depuis plus de vingt ans, les Ivoiriens ont suivi les partis politiques. Depuis plus de vingt ans, ils se sont laissés tromper, mais ils ont compris qu’effectivement, c’est une guerre entre les partis politiques et que leurs intérêts, leurs besoins, ne sont pas pris en compte. Et c’est ce qui fait que la population actuelle en a marre, en a assez ! Et c’est aussi ce qui nous donne la chance d’espérer et que, le 25 octobre, il puisse y avoir un changement », a tenu à préciser le député et candidat à l’élection présidentielle.

Kacou Gnangbo a repris le chemin des meetings et son dernier rendez-vous avec l’opinion ivoirienne est prévu pour le vendredi soir à la télévision nationale, pour clore les entretiens que chaque candidat a eu à la RTI.