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Burundi Ouganda

Crise au Burundi: l'Ouganda annonce la reprise du dialogue

Le président ougandais Museveni pourrait bien reprendre la tête des négociations sur la crise burundaise, dont il avait déjà été le médiateur en juillet dernier.
© DR / Présidence ougandaise

Le gouvernement ougandais annonce la reprise du dialogue entre les acteurs de la crise burundaise à Kampala, courant novembre. Des réunions préparatoires en vue d'établir une liste de participants sont en cours depuis lundi 19 octobre. C’est ce qu’a révélé le porte-parole du gouvernement ougandais. Des déclarations qui surprennent pourtant le gouvernement burundais.

« Il y a des réunions préparatoires à Kampala pour sélectionner ceux qui sont invités au dialogue pour cette première session depuis les élections. Nous espérons que d'ici la fin octobre, il y a un accord autour de cette liste », assure Ofwono Opondo, le porte-parole du gouvernement ougandais.

Il a ensuite détaillé le déroulement des évènements tels qu’il l’envisage. « Une fois qu'elle sera préparée par la médiation, elle sera envoyée aux différentes parties pour s'assurer du consensus. Et ce n'est qu'à partir de ce moment-là que des invitations seront envoyées pour participer à ce premier round de discussions qui devrait avoir lieu à Kampala d'ici la fin novembre. Nous espérons qu'après cette première session, la deuxième aura lieu à Bujumbura au Burundi. »

Ofwono Opondo se dit confiant pour la suite : « ces rencontres devraient nous permettre d'aller de l'avant. Le président Museveni va continuer de mener cette médiation au nom de la communauté des Etats d'Afrique de l'Est, il est en contact avec toutes les parties au conflit. Ils ont tous accepté qu'il prenne la tête de ces négociations»

Le porte-parole du gouvernement ougandais n'a pas donné de précisions sur ces réunions préparatoires ni sur l'identitié des personnes consultées pour établir cette liste de participants au dialogue.

Surprise côté burundais

Mais ses propos ont pour le moins surpris le ministre burundais des Affaires étrangères. Il dit avoir eu le ministre ougandais de la Défense, Crispus Kiyonga - qui avait mené les derniers pourparlers - lundi soir au téléphone et il ne lui a jamais parlé de tout ça. « A ce stade nous ne sommes ni pour ni contre quoi que ce soit. Pour montrer notre bonne volonté, nous avons cherché monsieur Kiyonga, je l’ai eu moi-même. Nous avons convenu qu’il allait venir à Bujumbura. Il n’a pas évoqué quoi que ce soit par rapport à cette histoire de consultations ni de liste ni quoi que ce soit », assure Alain Aimé Nyamitwe.

Le ministre des Affaires étrangères insiste : c’est le gouvernement burundais qui est à l’origine de la prise de contact. « De toute façon, c’est nous qui avons voulu les voir. On a discuté, mais il ne m’a jamais dit qu’ils étaient en train d’élaborer des listes. Nous avons toujours voulu travailler dans la transparence. Ce que nous faisons au niveau interne doit être le plus large et le plus inclusif possible, y compris avec les gens à l’étranger. Mais cela se fait sans cachoteries. »

Avant de conclure : « Ils ne peuvent pas constituer de liste pour nous, le gouvernement. J’imagine qu’ils peuvent contacter qui ils veulent à l’ONU, à l’Union africaine, ou à l’Union européenne, comme on sait qu’ils l’ont fait. Maintenant qu’ils continuent. Mais ce qui se fait sans nous, se fait absolument contre nous. »

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