Ebola: des bilans positifs mais qui auraient pu être meilleurs

Un hôpital Ebola de 100 lits à Monrovia, le 30 octobre 2014.
© REUTERS/James Giahyue

L’épidémie du virus Ebola qui sévit depuis mars 2013 en Afrique de l’Ouest semble s’éteindre doucement. La Guinée Conakry et la Sierra Leone restent toutefois en alerte. Deux ans et demi plus tard, l’heure est au bilan avec plusieurs milliers de décès recensés. Les acteurs s'interrogent aujourd’hui sur ce qui n’a pas fonctionné. Les résultats d’une étude récente estiment que les lits supplémentaires apportés en Sierra Leone ont permis de sauver 40 000 vies.

Près de 40 000 vies sauvées sur 57 000 cas d’Ebola entre juin 2014 et 2015. Ce sont les chiffres annoncés par les chercheurs qui ont utilisé un modèle mathématique de transmission du virus. En fait, le simple geste de séparer les patients les uns des autres a permis de réduire très largement la propagation du virus et donc de l’infection, avec le personnel de santé également.

Les centres de traitement du pays ont ainsi reçu 3000 lits supplémentaires et le résultat a fait l’unanimité des équipes médicales même si certaines d’entre elles ont regretté que l’initiative soit si tardive, quinze mois après le début de l’épidémie. Du côté de l’école londonienne d’hygiène et de médecine tropicale que dirige le codécouvreur du virus Ebola Peter Piot, les scientifiques estiment même que 12 500 cas auraient pu encore être évités si ces mêmes lits avaient été disponibles un mois plus tôt. Une précédente étude avait révélé que plus de sept personnes sur dix contaminées par le virus Ebola mouraient alors que le taux de mortalité tombait à 64% lorsque le malade était hospitalisé.

Ces chiffres ont poussé les anthropologues à se mobiliser afin de convaincre les populations de changer de comportement vis-à-vis de leurs défunts au moment des funérailles, notamment, c’est-à-dire d’éviter de les toucher.

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