Burundi: le gouvernement argumente face aux décisions de l’UA

Un policier burundais à Bujumbura se rend sur le lieu d'une attaque à la grenade, le 21 juillet 2015.
© AFP PHOTO / CARL DE SOUZA

Le gouvernement burundais répond point par point au Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine. Le week-end dernier, l’instance panafricaine a pris un certain nombre de résolutions fortes comme lancer une enquête approfondie sur les violations des droits de l'homme, augmenter la présence de ses experts et militaires sur le terrain ou établir une liste de personnalités à sanctionner.

Le gouvernement du Burundi dit saluer le travail de la facilitation ougandaise et du président Museveni qui a permis « la participation de toutes les parties à des élections inclusives, y compris de la coalition de l'opposition radicale ». Quand le Conseil de paix et de sécurité se disait profondément préoccupé par l'impasse politique persistance marquée par une absence de dialogue, Bujumbura rappelle qu'une commission nationale du dialogue inter-burundais a été créée, mais que « ce dialogue aussi inclusif soit-il », précise ce communiqué, « ne viendra nullement à occulter le travail de la justice ».

Or près de 40 mandats d'arrêt internationaux ont été lancés contre les principaux leaders de l'opposition, de la société civile et des frondeurs du parti au pouvoir. Le gouvernement burundais demande à l'Union africaine de rester cohérente au moins sur deux points : de réserver le même traitement aux putschistes burundais qu'à ceux du Burkina Faso, et, dans les sanctions envisagées, de ne pas se montrer plus dure qu'ailleurs où il y a « des bilans plus lourds sans que l'UA ne prenne des mesures aussi extrêmes ».

Bujumbura se dit également surpris par la décision unilatérale d'augmenter le nombre d'observateurs des droits de l'homme et militaires et s'interroge sur ses chances de succès. Le gouvernement burundais se réjouit de la condamnation de toute rébellion armée, mais demande à ce que l'Union africaine fasse pression sur « ceux qui fournissent des armes, encadrent et financent » l'insurrection, « qu'ils soient Burundais ou étrangers ».

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