Côte d'Ivoire: Ouattara espère «une nouvelle Constitution»

Alassane Ouattara, le 25 mars à Abidjan.
© REUTERS/Thierry Gouegnon

C’est lors d'un entretien, ce jeudi, avec trois médias français dont RFI, que le président ivoirien, grand favori de la présidentielle de dimanche prochain, a annoncé « une nouvelle Constitution dès l'année prochaine ». Un texte « que je soumettrai au verdict de mes concitoyens », a-t-il affirmé.

« Nous aurons une nouvelle Constitution, je l’espère dès l’année prochaine », a déclaré le candidat Alassane Ouattara à la présidentielle ivoirienne.

Dans un entretien accordé à RFI, le chef de l’Etat sortant et candidat à sa réélection revient sur la question de l’article 35 de la Constitution qui exclut des candidats dont les deux parents ne sont pas Ivoiriens.

Dans l’hypothèse de sa réélection, Alassane Ouattara prévoit un référendum qui « permettra d’enlever tous les germes "confligènes" [sic] dans la Constitution actuelle [...]. Une Constitution de la troisième République que je soumettrai au verdict de mes concitoyens », a-t-il précisé.

Une volonté de faire cesser les discriminations

« Ce qui est important, c’est que nous regardions l’avenir et notre avenir, c’est de faire en sorte que nul ne doit être exclu en raison de son origine, de sa religion, de son ethnie ou de la couleur de sa peau », a ajouté le président sortant.

C’est une annonce dont il n’a jamais vraiment fait mystère. Mais désormais, suite à l’entretien qu’il nous a accordé, on en sait un peu plus sur ce projet, une réforme qu’il veut soumettre à un référendum dans l’année qui suivrait sa réélection, pour peu qu’il soit réélu.

Il y a, semble-t-il, trois points qui tiennent à cœur au président. D’abord l’abrogation de l’article 35 portant sur la nationalité et les origines des candidats à la présidentielle. On se souvient que le landerneau politique ivoirien et surtout une partie de l’opposition avaient contesté l’éligibilité du président sortant affirmant qu’il était d’origine burkinabè.

La création d'un nouveau poste au gouvernement

Un autre point de cette réforme, toujours selon le président, porterait sur une éventuelle création d’un poste de vice-président à l’ivoirienne, un peu à l’image de ce qui s’est fait au Ghana et au Nigeria, des exemples qui ont parfaitement fonctionné, d’après Alassane Ouattara.

Enfin il est également possible que cette réforme assouplisse les critères et les restrictions d’âge pour les candidats à la présidentielle. Actuellement fixée entre 40 et 75 ans, cette fourchette pourrait descendre à 30 ou 35 ans pour les prétendants à la présidence.