Afrique du Sud: une partie des étudiants toujours mobilisée

Sit-in étudiant devant l'université du Cap, le 22 octobre 2015.
© REUTERS/Mark Wessels

Malgré le geste de Jacob Zuma qui a annoncé vendredi le gel les frais de scolarité pour l'année prochaine, une partie des étudiants reste mobilisée ce lundi en Afrique du Sud. Certains estiment qu'une partie de leurs demandes n'ont pas été entendues : ils réclament toujours que le gouvernement présente un agenda pour une éducation gratuite pour tous et dénoncent le recours à la sous-traitance au sein des universités.

Les cours restent suspendus ce lundi à l'université du Wits et à l'université du Cap. Après s'être réunis samedi, les étudiants des deux établissements ont fait savoir qu'ils souhaitaient poursuivre leur mouvement car ils estiment que leurs demandes n'ont pas été entendues par Jacob Zuma.

Certes, le président sud-africain a annoncé qu'il n'y aurait pas d'augmentation des frais de scolarité l'année prochaine, mais les étudiants souhaitent maintenant que le gouvernement s'engage pour une éducation gratuite pour tous dès la rentrée 2017. Ils veulent également que la question de la sous-traitance à l'université soit mise à l'ordre du jour.

Actuellement, la plupart des femmes de ménage ou des agents de sécurité qui travaillent dans les universités sont embauchés par l'intermédiaire de contrats de sous-traitance. Moins bien payés, ils ne bénéficient pas de la même couverture sociale ni des mêmes droits que les employés de l'université.

Le vice-chancelier de l'université du Wits a regretté la décision prise par les protestataires qui risquent selon lui de « mettre en péril l'avenir de nombreux étudiants » à l'approche des examens de fin d'année. Adam Habib recommande donc aux étudiants grévistes d'entamer des négociations parallèles, sans perturber les cours. La direction de l'université du Wits doit se réunir ce lundi pour décider d'une éventuelle reprise des cours.

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