France-Algérie: une réunion pour relancer la coopération économique

Le ministre des Affaires étrangères français Laurent Fabius et son homologue algérien Ramtane Lamamra, le 8 juin 2014 à Alger.
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La France souhaite rester le premier partenaire économique de l’Algérie, mais depuis la chute des prix du baril de pétrole, les enjeux pour ce pays du Maghreb ont changé. Ce lundi 26 octobre, une réunion consacrée à la coopération économique entre les deux pays se tient à Paris. Le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, et celui de l’Industrie, Abdesselem Bouchouareb, doivent être reçus par François Hollande.

Avec notre correspondante à Alger, Leïla Beratto

La dernière réunion de coopération économique, c’était à Oran, il y a presque un an. A l’époque, les ministres français, enthousiastes, inauguraient l’usine Renault. Mais depuis, les prix du baril de pétrole se sont effondrés, et l’Algérie atteint un déficit record de 10 milliards de dollars.

Des dizaines de projets sont gelés, comme celui de l’extension du métro vers l’ouest de la capitale Alger. Certains impliquent des entreprises françaises. Au Quai d’Orsay, il devrait ainsi être question du projet d’usine Peugeot. Ce projet devait permettre de produire 100 000 véhicules par an et de développer la sous-traitance.

La compagnie aérienne Aigle Azur devrait également être évoquée aujourd’hui. Plus de 28 millions d’euros de recettes de la compagnie sont bloqués par la Banque d’Algérie. Ce blocage est d’autant plus incompréhensible, selon les responsables français, que cette somme représente la moitié de la trésorerie de l’entreprise, qui emploie 1 200 personnes en France. La compagnie détient 45 % du marché des vols entre la France et l’Algérie. Elle est donc le premier concurrent de la compagnie nationale Air Algérie.