Au Burundi, un groupe armé écume la province

Il n'y a pas que la capitale, Bujumbura, qui soit la cible de violences au Burundi.
© AFP/Carl de Souza

Au Burundi, il n'y a pas que dans la capitale où on assiste à des affrontements. Depuis lundi, un groupe non identifié aurait attaqué les forces de sécurité dans deux provinces, celles de Mwaro puis de Gitega. Des forces de sécurité qui, depuis, sont à pied d'oeuvre pour l'arrêter.

Ce groupe a été repéré pour la première fois dans la commune de Nyabihanga dans la province de Mwaro. Dans la nuit de lundi à mardi, il a attaqué une position des forces de sécurité qui auraient répliqué. Le bilan, selon une source officielle, est de trois morts du côté des assaillants.

Le même groupe a pris hier mardi la direction de la province de Gitega, dans le centre du pays. Considérée comme l'un des fiefs du président Nkurunziza, cette province n'avait jamais connu ce type d'incident depuis le début de la crise. Mais il y a eu des affrontements dans la commune de Nyarusange. Un policier a même perdu la vie, selon une source administrative.

Qui est ce groupe ?

Toujours le même groupe se serait ensuite dirigé vers la commune Ryansoro où des renforts de police mais aussi de l'armée affluaient mardi après-midi. Selon une source officielle, des combats se sont déroulés non loin de la rivière Ruvyironza. Une source proche des milieux sécuritaires assurait mardi soir que 26 assaillants avaient été capturés et trois kalachnikovs saisis. Une information impossible à confirmer de source autorisée.

Qui est ce groupe et combien sont-ils ? S'agit-il d'un ou de plusieurs groupes? Côté officiel, on parle d'un groupe d'insurgés de quelques dizaines de personnes, entre 30 et 50, et peu armés. Des habitants avancent un chiffre bien supérieur et parlent plus de 200 combattants bien armés.