La réponse du Burundi à la lettre de l'Union européenne

Le président Pierre Nkurunziza en 2014.
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Le gouvernement burundais réagit à la lettre d'invitation de l'Union européenne. Les 28 Etats membres ont lancé l'ouverture de consultations avec le Burundi dans le cadre de l'article 96 de l'accord de Cotonou. L'UE estime que le gouvernement burundais n'a pas respecté ses obligations en terme de respect des droits de l'homme et de principes démocratiques. Le ministre burundais des Affaires étrangères, Alain Aimé Nyamitwe, a réagi.

L'Union européenne menace de suspendre son aide si Bujumbura ne redresse pas la barre sur les chapitres essentiels de l’accord de partenariat de Cotonou, à savoir les droits de l’Homme, les principes démocratiques et l’État de droit . « Notre pays et le gouvernement sont bien disposés à améliorer les rapports avec l’Union européenne, qui est un partenaire important pour le Burundi, assure le ministre burundais des Affaires étrangères, Alain Aimé Nyamitwe. Mais les rapports sont bien tracés dans le cadre d’un accord.

Et l’accord de Cotonou stipule les droits et les obligations de chacune des parties. C’est sur la base de ces rapports juridiques que nous comptons inscrire la réponse que nous donnerons à cette demande de l’Union européenne. Dans tous les cas, une partie ne va pas imposer à l’autre sa façon de voir les choses. L’Union européenne ne peut pas nous l’imposer, puisqu'ici, il s’agit de deux parties. On doit donc parler, discuter. On a quand même assez de temps, on a trente jours pour pouvoir se prononcer et éventuellement décider de la tenue de ces consultations. »