Burkina: des casernes rebaptisées du nom de figures de la nation

Le chef d'état-major de l'armée burkinabè, le général Pingrenoma Zagré (ici le 23 septembre à Ouagadougou), estime que ce changement de nom des casernes permet de rappeler aux armées qu'elles sont «pleinement républicaines».
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Le gouvernement de la transition rebaptise plusieurs casernes du pays. Ainsi le camp militaire de la ville de Pô porte désormais le nom de Thomas Sankara, le père de la révolution burkinabè. Ces baptêmes de casernes entrent dans le cadre de la célébration des 55 ans d'existence des Forces armées nationales du Burkina. Par ces opérations, le gouvernement de la transition entend rendre hommage à d'illustres officiers de l'armée burkinabè et reconnaître leur contribution à la lutte du peuple burkinabè dans «sa marche» vers le développement.

Six casernes sont concernées cette décision gouvernementale. Ainsi le camp 11-78 à Ouagadougou s'appelle désormais le camp Baba Sy, du nom de l'ex chef d'état-major, général des armées voltaïques.

Pingrenoma Zagré est le chef d'état-major, général des armées du Burkina. « En prenant la décision de changer le nom de baptême des casernes, le président du Faso développe une dynamique pédagogique et éducative à l’adresse des Forces armées nationales afin de leur rappeler qu’elles doivent être pleinement républicaines, au service de la nation. »

La représentante de la famille du général Baba Sy a exprimé sa gratitude aux autorités de la transition. « Le geste de ce jour nous touche si profondément que nous pensons que c’est le plus grand honneur qui pouvait être rendu à cet homme qui aimait à tout donner. »

Le centre national d'entrainement commando de Pô, situé à 150 km au sud de Ouagadougou, prend le nom du camp Thomas Sankara. Pour le président Michel Kafando, il est de l'obligation du gouvernement de la transition de rendre un hommage à toutes ses personnes qui ont joué un rôle capital dans l'histoire du Burkina Faso.

« Ces hommes-là, des grands hommes là, la nation, de temps à autre, doit se souvenir d’eux, doit penser à eux et faire en sorte qu’ils soient immortalisés. » Tous ces hommes ont été de grands patriotes qui ont façonné le Burkina Faso, selon le président de la transition.