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RCA

Hôpital de Mpoko à Bangui: le difficile travail au quotidien [Reportage]

Personnel soignant de MSF et réfugiés du camp de Mpoko, près de l'aéroport international de Bangui, Centrafrique.
© Yann Libessart/MSF

A Bangui, un mois après les violences de fin septembre qui ont fait près de 80 morts et 400 blessés, la tension reste vive notamment après l'attaque d'une délégation d'ex-rebelles Séléka au niveau du marché combattant il y a quelques jours. Les stigmates des dernières violences sont encore bien visibles à l'hôpital de Mpoko, situé sur le site des déplacés de l'aéroport. Ce centre de santé primaire a du faire face à une affluence de blessés.

L'hôpital de Mpoko n'est pas équipé pour les interventions chirurgicales complexes. Pendant les violences de septembre, en l'espace de quelques jours, ce sont 89 blessés qu'il a fallu prendre en charge. Pour survivre, beaucoup auraient du être transférés sur un autre site. MSF a tout tenté, mais il a été impossible de les évacuer. Certains sont morts sur place, où sur les routes en tentant de rejoindre un autre hôpital par des moyens de fortune.

« On a essayé d’avoir des autorisations pour circuler mais ça n’a jamais été être possible, explique Julien Binet, le coordonateur pour Médecin sans frontières sur le site de Mpoko. Comme aucun véhicule ne pouvait circuler ils ont été obligés de les transporter en moto, voire même, dans les cas extrêmes, on a été amené à transférer les patients en poussepousse ».

Les personnels expatriés, particulièrement pris pour cible et menacés il y a un mois, ont été rapidement évacués de l'hôpital. Ce sont les employés centrafricains qui ont du tout gérer avec les moyens du bord. « Les difficultés étaient énormes, il y avait un problème d’approvisionnement en médicaments », aussi a-t-il fallu cibler les cas d’urgence, regrette Ulrich Gamanandji Hoza, le responsable des activités médicales.. « On a dû faire des approvisionnements en moto et c’était difficile ! »

Cette situation, les personnels de l'hôpital Mpoko y sont confrontés régulièrement. La route qui relie l'hôpital au centre ville est souvent la première à être coupée. Et les forces internationales, face à des groupes armés déterminés, ont bien du mal à la sécuriser.

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