Mali: clôture de la 5e session du Comité de suivi de l'accord de paix

L'Algérien Ahmed Boutache, président du Comité de suivi pour l'accord de paix au Mali, lors du 5e round de discussions à Bamako, le 29 octobre 2015.
© RFI/David Baché

Au Mali, la cinquième session du Comité de suivi de l'accord de paix s'est achevée jeudi 29 octobre à Bamako. Le comité rassemble toutes les parties signataires, gouvernement malien et groupes armés du Nord, ainsi que la médiation internationale. Il est chargé de mettre en œuvre l'accord de paix signé au printemps dernier. Aucune annonce n’a été faite pour cette cinquième réunion, qui a néanmoins permis d'évoquer la question des patrouilles mixtes et de l'implication de certains groupes armés.

Cantonnement des groupes armés, élaboration d'un budget, les points à l'ordre du jour étaient nombreux. Mais il y en a deux sur lesquels ce Comité de suivi était particulièrement attendu.

Le premier, c'est le lancement de patrouilles mixtes dans le Nord, mêlant les différents groupes armés du Nord, les Casques bleus de la Minusma et l'armée nationale du Mali.

Ahmed Boutache, de la médiation algérienne, est le président du Comité de suivi de l'accord de paix. « Il n’y a pas eu de date fixée, mais en revanche les mécanismes prévus par l’accord sont déjà mis en branle. Dans les prochains jours nous devrions avoir des résultats concrets sur ce plan là. »

Alors que Anéfis ou Tombouctou ont été évoqués pour lancer les premières patrouilles, Ahmed Boutache insiste : « les détails n’ont pas encore été arrêtés, il va falloir attendre que les organes prennent les décisions appropriées. »

Implication de certains groupes armés

Certains groupes signataires de l'accord de paix avaient fait dissidence des principales composantes des groupes armés, à savoir la Plateforme pro-Bamako et les ex-rebelles de la CMA. Ils étaient donc, de fait, exclus des travaux.

Ahmed Boutache précise que des aménagements seront faits. « Cette fois-ci, ce qui a été décidé, à la demande des parties elles-mêmes, c’est de leurs laisser le soin de procéder elles-mêmes à des consultations. Il y aura des formules pour permettre aux représentants de ces mouvements d’être effectivement présents aussi bien au comité qu’aux sous-comités thématiques. »

Prochaine session du Comité de suivi : le 19 novembre prochain.