Les forces armées sénégalaises à l’assaut du VIH/Sida

Sur le site militaire de Ouakam, près de Dakar, au Sénégal, un hôpital accueille 300 malades du sida, dont 26 militaires.
© Wikimedia

La zone militaire 1 du Sénégal a organisé ce samedi 31 octobre au matin à Dakar une randonnée pédestre en liaison avec le programme de lutte contre le VIH/Sida des armées. L'objectif est de faire disparaître le virus des rangs de l'armée.

Devant le camp Dial Diop en centre-ville de Dakar des centaines de militaires s'échauffent sur de la musique nigériane. L'ambassadeur des Etats-Unis arrive en tenue de course à pied. Il va lui aussi prendre part à cette marche de cinq kilomètres organisée pour sensibiliser les troupes aux risques du VIH-SIDA. « Je souhaite à tout le monde une bonne marche. Merci beaucoup ! »

La plupart des militaires ont opté pour un t-shirt blanc et un bas de survêtement. La marche commence à vive allure. Tous les randonneurs ne sont pas militaires. Certains comme Lamine Sonko viennent juste profiter des voies dégagées pour se dégourdir les jambes. « Je participe toujours aux randonnées qu'on organise ici à Dakar. Je suis seulement sportif. C'est pour cela que je profite de ça pour faire mon sport. »

La marée blanche continue son chemin et traverse le marché Sandaga où l'on peut pour une fois marcher en paix. Après moins d'une heure les militaires sont de retour au camp. Le haut commandant de la gendarmerie nationale Mamadou Gueye Faye rappelle que les armées ont toujours été particulièrement exposées au virus.

« C'est un ennemi mortel pour les armées. Il y a quelques années, certaines armées en Afrique avaient plus de 50% de leur effectif atteints par le Sida. Aujourd'hui, des efforts ont été faits et grâce à Dieu dans notre armée ça n'a pas été le cas. » Sur les 300 personnes porteuses du VIH suivies actuellement à l'hôpital militaire de Ouakam, 26 sont des militaires.