Burundi: le président Nkurunziza lance un ultimatum aux insurgés

Le président Pierre Nkurunziza a promis à ceux ayant pris les armes qu'ils ne seraient pas poursuivis s'ils se rendaient d'ici cinq jours.
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Dans un message à la nation en kirundi, la langue nationale du Burundi, le président Pierre Nkurunziza a lancé ce lundi un ultimatum de cinq jours à ses concitoyens qui ont pris les armes et qui sont considérés comme des « criminels armés ». Les autorités désignent sous ce terme les membres de la rébellion née fin avril de la contestation au troisième mandat du président Pierre Nkurunziza. Dans son discours, le président appelle également à un dialogue national, mais qui se tiendra au Burundi.

Le discours est à la fois ferme et ouvert. A la communauté internationale qui lui met la pression pour organiser une concertation nationale avec tous ses opposants, le président fait une réponse en demi-teinte. Il appelle ses concitoyens « à se préparer à un dialogue national, mais qui va être organisé dans le pays ». Ce qui exclut d'emblée l'opposition en exil.

Pour la main tendue, ce sera tout. Pierre Nkurunziza lance surtout un ultimatum de cinq jours aux insurgés, les opposants au troisième mandat qui ont pris les armes au Burundi.

« Nous conseillons à ceux qui se rendent coupables de crimes de renoncer à cette voie qui n'aboutira à rien, car ceux qui les envoient les trompent d'autant que personne n'a revendiqué leurs actions jusqu'ici », a déclaré le président. « Vous serez accueillis par les forces de l'ordre, on vous apprendra à aimer votre pays pendant deux semaines, puis vous serez renvoyé parmi les vôtres », a poursuivi le chef de l'Etat.

Mais Pierre Nkurunziza brandit également la menace. Il s'agit « du dernier appel, dans votre intérêt. Sinon, vous allez regretter pourquoi vous avez rejoint les rangs des criminels armés ».