Quand IBK accuse un opposant d'avoir voulu saboter sa visite en France

Le président malien Ibrahim Boubacar Keita (D) lors de son arrivée en France, le 20 octobre 2015.
© AFP PHOTO/POOL/ETIENNE LAURENT

La dernière visite d'Etat du président malien en France est devenue depuis plus d'une semaine maintenant un élément de politique intérieure. Ibrahim Boubacar Keïta accuse un opposant d'avoir voulu saboter cet événement. L'opposition réagit, la majorité rétorque et la polémique enfle.

Tout commence après la dernière visite d’Etat du président malien en France, les 21 et 22 octobre dernier. A son retour à Bamako, le président Ibrahim Boubacar Keïta accuse l’opposant malien Tiébilé Dramé d’avoir tenté sans succès de saboter ladite visite.

Le ton monte rapidement. Tiébilé Dramé rend publique une déclaration, la main sur le cœur. Evoquant même Dieu, il jure ne pas être l’auteur du tract malveillant qui a circulé à Paris. Le gouvernement réagit cette fois-ci par écrit et tape sur Tiébilé Dramé sans le citer nommément.

Ce week-end, le chef de l’opposition malienne Soumaïla Cissé bat le rappel de ses troupes et parle devant la presse d’une tentative de grave violation de la liberté d’expression. « Nous sommes tous "ce petit monsieur" », pouvait-on lire sur une banderole des opposants. C’est par ce qualificatif que le chef de l’Etat avant nommé Tiébilé Dramé.

Et la polémique se poursuit ce lundi dans la presse malienne. Par exemple, le journal privé 22 Septembre monte au créneau, utilise des mots très durs contre l’opposition et rappelle que la visite du président IBK en France a été un éclatant succès.